Archives de Catégorie: PPU

Loi de sécurité nationale, prisonniers politiques : Amnesty International interpelle les Nations unies sur la situation en Corée du Sud

En novembre 2017 aura lieu le vingt-huitième examen périodique universel, c’est-à-dire l’examen des réalisations de l’ensemble des Etats membres des Nations unies en matière de droits de l’homme, suivant un processus mené par les Etats sous les auspices du Conseil des droits de l’homme. Dans cette perspective, Amnesty International a présenté, le 26 juin dernier, le rapport suivant – dans une présentation par le Comité coréen pour sauver [le député] Lee que nous traduisons de l’anglais – , lequel rejoint les préoccupations du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud quant à l’urgence d’abroger la loi de sécurité nationale et de libérer tous les prisonniers politiques, parmi lesquels l’ancien député Lee Seok-ki et le dirigeant syndical Han Sang-gyun.

Amnesty International exprime ses préoccupations concernant la loi de sécurité nationale (acronyme anglais : LSN), en soulignant que la LSN restreint les libertés d’expression, d’association et de réunion pacifique. Elle critique l’incapacité du gouvernement coréen à protéger les droits de l’homme. En particulier, elle présente l’emprisonnement de l’ancien député Lee Seok-ki et la dissolution de l’ancien Parti progressiste unifié (PPU) comme emblématiques des violations des droits de l’homme par la LSN ces dernières années.

En outre, Amnesty International appelle le gouvernement coréen non seulement à abolir la Loi de sécurité nationale pour garantir les libertés d’expression et d’association, mais aussi à libérer sans conditions toutes les personnes injustement condamnées et emprisonnées.

La libération sans conditions de Lee Seok-ki  est exigée de la communauté internationale conformément aux principes internationaux des droits de l’homme. Par ailleurs, la communauté internationale continue de dénoncer la dissolution injuste du PPU.

Le gouvernement du Président Moon Jae-in qui a été rendu possible par la Révolution des bougies doit répondre à ces exigences de la communauté internationale. Aujourd’hui, de nombreux prisonniers de conscience, dont Lee Seok-ki et Han Sang-gyun, ont été arrêtés alors qu’ils exerçaient leurs droits légalement. Libérer tous les prisonniers de conscience doit être la première étape pour mettre fin à l’héritage anti-droits de l’homme de l’ancienne administration Park Geun-hye. Ainsi, la République de Corée pourra redevenir une nation avancée en matière de démocratie et de droits de l’homme, se conformant aux standards internationaux s’agissant des droits de l’homme.

Publicités

Signez la pétition contre la répression des soldats gays en Corée du Sud

Dans nos éditions du 26 avril 2017 et du 25 mai 2017, nous rendions compte de la répression accrue, orchestrée par le commandement militaire, des soldats homosexuels dans l’armée sud-coréenne, dans un contexte général d’homophobie latente au Sud de la péninsule. Ces atteintes inacceptables à la dignité humaine ont suscité plusieurs pétitions : nous invitons à signer et faire signer (ici) l’appel ci-après, traduit de l’anglais, du Réseau pour rendre compte des discriminations et des atteintes aux droits de l’homme contre les personnes LGBTI en relation avec l’armée et du Centre coréen pour les droits de l’homme à l’armée. Cet appel avait déjà réuni près de 40 000 signatures fin juin 2017.

Chers amis,

Etre gay n’est pas un crime en Corée du Sud – tant que vous n’êtes pas à l’armée.
Plus tôt cette année, des enquêteurs ont dit au Capitaine Ji Sung* qu’ils savaient qu’il était gay. Ils l’ont intimidé et menacé de le dénoncer s’il ne coopérait pas. Quelques semaines plus tard, il était condamné à six mois de prison.
Le cas de Ji Sung n’est pas isolé. Ces dernières semaines, au moins 32 soldats ont été traqués par l’armée sud-coréenne sur des applications de rencontre gays et interrogés. Ils doivent être jugés prochainement.
Heureusement, l’histoire de Ji Sung a fait les titres de la presse internationale. La répression secrète contre les personnes gays en Corée du Sud n’est plus ignorée.
Les autorités pourraient arrêter leurs mesures de chasse aux personnes gays qui se base sur le Code militaire sud-coréen. Mais elles ne le feront pas à moins d’une protestation globale massive.
Signez pour nous aider à arrêter la chasse aux personnes gays en Corée du Sud.

petition_coree_persecutions_soldats-gay
Cette question concerne tous les hommes gays du pays : la Corée du Sud exige de tous ses citoyens hommes de servir dans l’armée pendant deux ans. Et selon le code militaire pénal sud-coréen, le sexe entre les hommes est un « crime » passible d’une peine maximale de deux ans de prison.
Cette répression récente a commencé après qu’une vidéo privée de deux soldats a été publiée sur les réseaux sociaux. Les autorités militaires disent à présent que la répression est nécessaire « pour que la communauté militaire reste saine« .
Mon organisation travaille pour soutenir les soldats persécutés et supprimer les mesures anti-gays une fois pour toutes. Mais nous ne pouvons pas y arriver sans votre aide.
Nous savons que des milliers de voix de par le monde nous aideront à faire agir les autorités sud-coréennes.
Pouvez-vous signer pour demander aux autorités qu’elles cessent la répression, abandonnent les poursuites contre les soldats gay et suppriment les mesures de « chasse aux personnes gay » ?
Merci à tous pour votre action.
Minhee Ryu
Réseau pour rendre compte des discriminations et des atteintes aux droits de l’homme contre les personnes LGBTI en relation avec l’armée et du Centre coréen pour les droits de l’homme à l’armée

(*) le nom a été changé

 

 

« Le marxisme au XXIe siècle et la question du parti » : intervention de Cho Deokweon à la Sorbonne

Le 11 mars 2017, Cho Deokweon (Stephen Cho) était l’invité à l’Université de la Sorbonne du séminaire hebdomadaire « Marx au XXIe siècle, l’esprit et la lettre », organisé sous la responsabilité de Jean Salem (par ailleurs président du Comité international pour les libertés démocratiques de Corée du Sud, CILD),  avec le soutien du CERPHI (École normale supérieure de Lyon) et du Cercle universitaire d’études marxistes (CUEM). Stephen Cho était déjà intervenu dans le cadre du séminaire « Marx au XXIe siècle » le 7 mars 2015. Le 11 mars 2017, le conférencier sud-coréen a traité du thème « Le marxisme au XXIe siècle et la question du parti – en Asie et ailleurs ».

stephen-cho_colloque_marx_11-mars-2017

Tout au long d’un exposé très didactique, Stephen Cho a tout d’abord resitué la création de partis progressistes en République de Corée (Corée du Sud) dans le contexte politique issu de la Révolution d’Octobre 1917, qui a eu une influence mondiale. Pour sa part, la Corée doit tenir compte d’une situation coloniale (avec la domination japonaise, entre 1910 et 1945), puis néocoloniale, avec des liens de dépendance vis-à-vis des Etats-Unis depuis la libération. Dès lors, toute approche dogmatique de la question nationale doit être évitée : la défense de la souveraineté nationale, dans un pays colonisé, se conjugue avec l’internationalisme.

Sorbonne_10-mars-2017_Stephen-Cho_Jean-Salem

Le Parti populaire démocratique de Corée du Sud, fondé en novembre 2016, s’inscrit dans cette tradition révolutionnaire : il s’agit d’un parti de la classe ouvrière, mais visant à émanciper toute la population coréenne grâce à l’action d’une organisation de masse.

En Corée, riche d’une histoire de 5 000 ans, la lutte politique a impliqué une stratégie de front uni des progressistes avec des forces opportunistes, alors que l’histoire politique de la Corée du Sud a été marquée par la répression des organisations politiques successives d’inspiration progressiste : le Parti progressiste, dont le dirigeant Cho Bong-am a été condamné à mort et exécuté en 1959 ; après la révolution de 1960, se sont constituées plusieurs organisations socialistes (le Parti socialiste coréen, le Parti socialiste des masses) qui ont été dissoutes et leurs adhérents réprimés à la suite du coup d’Etat militaire du 16 mai 1961 ; des dirigeants d’une organisation révolutionnaire clandestine, le Parti révolutionnaire pour la réunification, ont été condamnés à mort par la junte militaire (comme Kim Jong-tae, en 1969) ; le Parti progressiste unifié a été dissous en décembre 2014 et plusieurs de ses membres et dirigeants arrêtés et emprisonnés.

Si la destitution de la Présidente Park Geun-hye, confirmée par la Cour constitutionnelle le 10 mars 2017, a temporairement stoppé la répression politique, les instruments du pouvoir autoritaire restent en place (au premier rang desquels la loi de sécurité nationale), continuant à faire planer un danger de guerre.

Sorbonne_10-mars-2017

Le débat qui a suivi, de très haut niveau, a abordé notamment les questions des causes de la disparition de l’URSS, de l’évolution politique et sociale de la Chine et de l’indépendance du mouvement progressiste sud-coréen vis-à-vis de la Corée du Nord – la force révolutionnaire en Corée du Sud étant constitué des Sud-Coréens eux-mêmes.

Des « prisonniers de conscience » en République de Corée

En juin 2016, plusieurs membres du Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) ont visité le Sud de la péninsule : Maurice Cukierman, Gérard Halie et Nguyen Dac Nhumai, qui a rédigé l’article ci-après pour exiger la libération des prisonniers de conscience membres de l’Alliance coréenne.

Manifestation_Park-Geun-Hye_Paris_3-juin-2016

Manifestation du CILD à Paris le 3 juin 2016, pour la libération de Kim Hye-young et de tous les prisonniers politiques sud-coréens

«Un prisonnier de conscience est un prisonnier de trop » a dit Ms Daw Aung San Suu Kyi, lors de la conférence Nobel, Oslo, 16 juin 2012 concernant les détenus en Birmanie (1). En effet, en République de Corée la loi de sécurité nationale édictée depuis 1948, exerce la répression à l’égard du Parti Progressiste Unifié (PPU) et de l’Alliance coréenne. Le PPU se battant pour la démocratie et la réunification avec plus de 16% des voix aux dernières élections, a été interdit le 19 décembre 2014, et nombre de ses militants incarcérés, et menacés de lourdes condamnations pour un complot imaginaire, sur la base de témoignages de complaisance (2)

Concernant les «prisonniers de conscience» en République de Corée il serait urgent de porter à la connaissance de la communauté internationale leur situation à l’égard des principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus en particulier sur le cas de Kim Hye-young.

Par ailleurs, le 24 juin 2016, trois membres incarcérés de l’Alliance coréenne (émanation du PPU), Han Jun-hye, Kim Kyoung-koo et Choi Min ont été libérés suite à une campagne nationale et internationale en particulier du CILD – AAFC et d’Amnesty international. Ils ont été arrêtés le 20 Décembre 2015 et maintenus en détention à Daejeon. Le tribunal de première instance les a condamnés à 1 an six mois de prison avec sursis à exécution de deux ans le 24 Juin à 2016. Tous trois ont fait la grève de la faim pendant 10 jours au détachement de sécurité de Mokcheon de la province de Chungnam.

Actuellement sont détenus les membres de l’Alliance coréenne suivants:

1-Kim Hye-young, membre du Comité organisateur du Forum International de Corée, a été arrêtée le 26 juillet 2015 et détenue au centre de détention de Seoul.- Elle souffre du cancer de la thyroïde. La cour d’appel l’a condamnée à 2 ans de prison à la date du 26 mai 2016. Dès le 26 mai 2016, elle a fait la grève de la faim jusqu’au 14 Juin 2016, après 20 jours dont 10 jours au poste de police de Namdaemun. Le 18 juin 2016 les délégués étrangers du Forum International de Corée sur la paix et la réunification, Derek Ford (USA), Gérard Halie, Maurice Cukierman et Nguyen Dac Nhu-Mai (France) sont allés la voir pendant 10 minutes et lui apporter leur solidarité.

2-Lee Sang-hun, co-président de l’Alliance coréenne, co-représentant de l’Alliance coréenne, ancien vice-président du comité de Séoul du PPU depuis 2012, a été arrêté le 23 Juillet 2015 et est détenu au centre de détention de Séoul. La cour d’appel l’a condamné à 2 ans de prison ferme le 26 mai 2016. Il a fait la grève de la faim pendant 10 jours au poste de police de Jongno et au centre de détention de Séoul. Je suis allée le voir le 21 juin pendant 10 minutes pour lui apporter notre soutien. Comme la précédente fois, toute la communication a été enregistrée.

3-Ji Young-chul, co-président de l’Alliance coréenne, ancien co-représentant et ancien représentant du Centre économique alternatif, a été arrêté le 20 octobre 2015 et est détenu au centre de détention de Séoul. – Le tribunal de première instance l’a condamné à 2 ans de prison ferme le 28 Avril 2016. Il a fait la grève de la faim pendant 10 jours au poste de police Jongno.

4-Lee Mi-sook, membre de l‘Alliance coréenne, ancienne secrétaire générale du Comité européen du DLP et Secrétaire générale du Forum international de Corée (IFC), a été arrêtée le 9 Août 2015 et est détenue au centre de détention de Séoul. La cour d’appel l’a condamnée à 2 ans de prison ferme le 26 mai 2016. (Elle a fait la grève de la faim pendant 10 jours aux postes de police Namdaemun et Seongdong Institut correctionnel).

5-Kim Dae-bong, membre de l‘Alliance coréenne, arrêté le 28 Octobre 2015 a été incarcéré à la détention de Suwon. Le tribunal de première instance l’a condamné à 1 an et 6 mois d’emprisonnement ferme le 20 mai 2016. Il a fait la grève de la faim pendant 10 jours au poste de police Nambu Suwon.

Les membres de l’Alliance coréenne incarcérés sans détention sont les suivants :

6- Kim Jeong-hee: ancienne vice-présidente du Comité Choongnam du PPU et directrice du centre Choongnam pour l’éducation et de la culture pour l’égalité des sexes. Elle a été arrêtée le 9 Août 2015 et libérée après 48 heures de garde à vue. – La cour d’appel l’a condamnée à 2 mois de prison, mais 3 ans de sursis à exécution. Elle a fait la grève de la faim pendant 48 heures au poste de police Namdaemun.

7-Kang Soon-young, ancienne rédactrice en cheffe de l’organe central du DLP, a été arrêtée le 15 Juillet 2015 et libérée après 48 heures de garde à vue. – La cour d’appel l’a condamnée à 1 an et 6 mois d’emprisonnement, mais trois années de sursis à exécution. Elle a fait la grève de la faim pendant 48 heures à la station de police Jongno.

8-Kim Dong-gwan, rédacteur en chef du journal en ligne «Journal of Progressive Workers», a été arrêté le 24 Juillet 2015 et libéré après 48 heures de garde à vue. – La cour d’appel l’a condamné à 1 an et 6 mois d’emprisonnement, mais trois années de sursis à exécution. Il a fait la grève de la faim et a coupé l’eau pendant 48 heures au poste de police Seodaemun.

9-Lee Dong-keun, ancien président du comité sur les collectivités territoriales de Choongnam, province DLP, a été arrêté le 26 Juillet 2015 et libéré après 48 heures de garde à vue. – La cour d’appel l’a condamné à 1 an et 6 mois d’emprisonnement ferme. Il a fait la grève de la faim la grève de la faim et a coupé l’eau pendant 48 heures au poste de police Seodaemun.

La situation de répression politique relative à la liberté d’expression exercée à l’encontre des membres de l’Alliance coréenne est certes intolérable. La santé de Kim Hye-young, souffrant du cancer de la thyroïde est très préoccupante car les autorités carcérales ne l’ont pas autorisée à consulter un médecin à l’extérieur pour des soins appropriés. Cet acte est contraire aux Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus et à ceux relatifs à l’éthique médicale élaborés par le Haut-commissariat des Nations Unies aux droits humains (3).

La communauté internationale ne devrait pas oublier les prisonniers de conscience encore incarcérés en particulier en République de Corée (cas des 9 membres de l’Alliance coréenne) comme en Iran (cas de Ms Nisria Sotoudeh), au Burundi (cas de Pierre C. Mbonimpa), aux Etats-Unis d’Amérique (cas de Ms Ana Belén Montés) et d’autres en Birmanie. Elle devrait agir pour réclamer leur libération immédiate.

Nguyen Dac Nhu-Mai, Membre du CILD et de l’AAFC

Notes
(1) S’il faut se réjouir de la libération de nombreux prisonniers politiques depuis mai 2011, plusieurs centaines sont toujours détenus dans les prisons birmanes et le nombre croissant de détentions arbitraires donne à réfléchir. Depuis janvier 2012, il y a eu au moins 200 arrestations politiquement motivées. Le gouvernement actuel utilise en effet la législation pour persécuter et intimider les personnes qui osent exprimer des opinions contraires aux intérêts de l’Etat. In http://www.info-birmanie.org/un-prisonnier-de-conscience-est-un-prisonnier-de-trop/
(2) Charles Hoareau : Condamnation de l’interdiction du Parti Progressiste Unifié en Corée du Sud . In
http://www.reveilcommuniste.fr/article-le-parti-progressiste-unifie-de-coree-du-sud-interdit-125367215.html
(3) La reproduction, en tout ou en partie, de la teneur des documents publiés dans la présente publication est autorisée. Toutefois, en pareil cas, il est demandé que mention soit faite de la source et qu’un exemplaire de l’ouvrage où sera reproduit l’extrait cité soit communiqué au Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Palais des Nations Unies. Il est possible de se procurer des exemplaires du Manuel, du Guide du formateur, du Guide de poche et de la présente Compilation en s’adressant au : Haut-commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme, Palais des Nations 8-14, avenue de la Paix 1211 Genève 10 (Suisse)

                                                                        *

Site Web : http://www.ohchr.org e-mail : publications@ohchr.orgons, 8-14, avenue de la Paix, CH-1211 Genève 10, Suisse. In
http://www.ohchr.org/Documents/Publications/training11Add1fr.pdf

18. Principes fondamentaux relatifs au traitement des détenus

5. Sauf pour ce qui est des limitations qui sont évidemment rendues nécessaires par leur incarcération, tous les détenus doivent continuer à jouir des droits de l’homme et des libertés fondamentales énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l’homme et, lorsque l’État concerné y est partie, le Pacte international relatif aux droits économiques, sociaux et culturels, le Pacte international relatif aux droits civils et politiques et le Protocole facultatif qui l’accompagne, ainsi que de tous les autres droits énoncés dans d’autres Pactes des Nations Unies.(p.229)

9. Les détenus ont accès aux services de santé existant dans le pays, sans discrimination aucune du fait de leur statut juridique.

32. Principes d’éthique médicale applicables au rôle du personnel de santé, en particulier des médecins, dans la protection des prisonniers et des détenus contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants

Principe 1 : Les membres du personnel de santé, en particulier les médecins, chargés de dispenser des soins médicaux aux prisonniers et aux détenus sont tenus d’assurer la protection de leur santé physique et mentale et, en cas de maladie, de leur dispenser un traitement de la même qualité et répondant aux mêmes normes que celui dont bénéficient les personnes qui ne sont pas emprisonnées ou détenues. (p.371)

Des parlementaires français interpellent le Gouvernement sur les droits de l’homme en Corée du Sud : la France doit condamner les atteintes aux libertés démocratiques !

Suite à la visite en France de la présidente sud-coréenne Park Geun-hye, du 1er au 4 juin 2016, plusieurs parlementaires français demandent au Gouvernement des explications sur le bilan de cette visite, notamment en ce qui concerne le respect des libertés publiques et des droits de l’homme en Corée du Sud. En particulier, les parlementaires plaident pour une intervention de la France en faveur de Kim Hye-young et Park Rae-gun, prisonniers politiques.

Christophe PrematQuestion de M. Christophe Premat, député des Français établis hors de France (groupe Socialiste, écologiste et républicain ), n°96599 publiée au Journal officiel le 14 juin 2016

M. Christophe Premat attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur la situation de prisonniers en Corée du Sud tels que Park Rae-gun, directeur du Centre des droits de l’Homme de la République de Corée. Suite à la visite d’État de la présidente sud-coréenne en France, Park Geun-hye, la libération de ces prisonniers serait un signe positif. Un certain nombre de décisions politiques en Corée du Sud ces dernières années ont porté préjudice aux libertés syndicales et à l’expression du pluralisme politique. En 2013, l’Internationale des services publics (PSI) avait appelé ses membres à exhorter les autorités sud-coréennes à reconnaître le KGEU (Syndicat coréen des employés du gouvernement), à ne pas dissoudre le KTU (Syndicat coréen des enseignants et des travailleurs de l’éducation) et à se conformer aux recommandations de l’Organisation internationale du travail (OIT). Si les relations de tension avec la Corée du Nord ne peuvent être la seule lecture de cette situation, il aimerait savoir si le ministère entend adopter une stratégie d’influence pour contribuer à l’expression d’un pluralisme politique. Le ministère a proposé dans le passé des campagnes très efficaces sur la diplomatie des valeurs (sur la peine de mort avec une influence sur la Mongolie) et il serait judicieux de contribuer au retour de ce pluralisme en Corée du Sud.

source : questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-96599QE.htm

Andre ChassaigneQuestion du M. André Chassaigne, député du Puy-de-Dôme (groupe Gauche démocrate et républicaine), n°96600 publiée au Journal officiel le 14 juin 2016

M. André Chassaigne attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les atteintes aux libertés démocratiques et la situation des prisonniers politiques en Corée-du-Sud. Suite à la visite d’État de quatre jours en France de la présidente de la République de Corée du Sud Park Geun-hye aucun élément n’a en effet été rendu public sur la situation des prisonniers politiques et des militants syndicaux en Corée du Sud et sur les atteintes aux libertés démocratiques que connaît le pays ces dernières années. L’interdiction en 2013 du Syndicat des enseignants (KTU) puis celle du principal parti de gauche en Corée du Sud, le Parti progressiste unifié (PPU) en 2014, pourtant représenté au Parlement avec près de 10 % des voix aux dernières élections législatives en 2012 accompagne une répression permanente du pouvoir contre les initiatives des organisations politiques et syndicales en faveur de la défense des droits humains fondamentaux. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud a, à plusieurs reprises, dénoncé ces derniers mois en France l’accroissement de ces atteintes aux droits de l’Homme et aux libertés publiques, avec l’emprisonnement de 9 militants de l’Alliance coréenne (émanation du PPU interdit), ce qui porterait le nombre de prisonniers politiques en Corée du Sud à 57 personnes. Par ailleurs, la cour d’appel de Séoul a confirmé le 26 mai 2016 la condamnation à deux ans de prison ferme de plusieurs militants, et notamment de Kim Hye-young, une femme atteinte d’un cancer de la thyroïde qui a été arrêtée pour avoir participé à une manifestation pacifique. Comme le dénonce l’ONG Amnesty International, « alors qu’elle a développé des troubles mentaux en détention, elle observe une grève de la faim et les autorités continuent de refuser qu’elle bénéficie de soins médicaux à l’extérieur de la prison ». Le 7 juin 2016, alors qu’elle entame son 13ème jour de grève de la faim sans bénéficier des soins auxquels elle a droit selon les règles minima des Nations-Unies pour le traitement des détenus, d’autres prisonniers politiques viennent d’annoncer une grève de la faim illimitée afin d’exiger la libération de Kim Hye-young et le respect des droits humains et politiques en Corée du Sud. Aussi, il apparaît indispensable que la France, fidèle à sa tradition de défense des droits de l’Homme, cesse son mutisme face à cette situation et retrouve le chemin d’une action diplomatique résolue en faveur du respect des droits de l’Homme et des libertés publiques et politiques en Corée du Sud. Il souhaiterait donc connaître les engagements que compte prendre rapidement M. le Ministre en ce sens, et d’abord en faveur de la libération urgente de Mme Kim Hye-young.

source : questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-96600QE.htm

Jean-Luc LaurentQuestion de M. Jean-Luc Laurent, député du Val-de-Marne (groupe Socialiste, écologiste et républicain), n°96601 publiée au Journal officiel le 14 juin 2016

M. Jean-Luc Laurent interroge M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les relations franco-coréennes. La visite d’État de la présidente de Corée du Sud en France du 1er au 4 juin 2016, à l’occasion de la célébration des 130 ans de relations diplomatiques entre la France et la Corée du Sud, intervient dans un contexte de vives tensions entre les deux Corées : la zone industrielle de Kaesong ayant été fermée au mois de février 2016. Cette zone où des entreprises sud-coréennes employaient des ouvriers nord-coréens représentait un symbole fort et solitaire de coopération entre les deux pays. 63 ans après le cessez-le-feu, la péninsule coréenne reste une zone de tensions extrêmes dont la déstabilisation pourrait avoir des conséquences non seulement pour l’ensemble des acteurs ayant des intérêts économiques, politiques et militaires directs (la Chine, les États unis d’Amérique, le Japon) mais aussi pour le monde entier. Malgré la crise nord-coréenne et la montée des tensions régionales en Mer de Chine, la Corée du Sud reste l’une des économies les plus dynamiques de la région. Il aimerait connaître le bilan que le Gouvernement fait de cette visite d’État et les perspectives de renforcement des relations bilatérales entre la France et la Corée du Sud.

source : questions.assemblee-nationale.fr/q14/14-96601QE.htm

Cecile CukiermanQuestion de Mme Cécile Cukierman, sénatrice de la Loire (groupe Communiste, républicain et citoyen), n°22339 publiée au Journal officiel le 16 juin 2016.

Mme Cécile Cukierman attire l’attention de M. le ministre des affaires étrangères et du développement international sur les atteintes aux libertés démocratiques et la situation des prisonniers politiques en Corée du Sud. Suite à la visite d’État de quatre jours en France en juin 2016 de la présidente de la République de Corée du Sud, aucun élément n’a en effet été rendu public sur la situation des prisonniers politiques et des militants syndicaux en Corée du Sud et sur les atteintes aux libertés démocratiques qu’a connues le pays ces dernières années. L’interdiction en 2013 du syndicat des enseignants (KTU) puis celle du principal parti de gauche en Corée du Sud, le parti progressiste unifié (PPU) en 2014, pourtant représenté au Parlement avec près de 10 % des voix aux dernières élections législatives en 2012, accompagnent une répression permanente du pouvoir contre les initiatives des organisations politiques et syndicales en faveur de la défense des droits humains fondamentaux. Le comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud a, à plusieurs reprises, dénoncé ces derniers mois en France l’accroissement de ces atteintes aux droits de l’homme et aux libertés publiques, avec l’emprisonnement de neuf militants de l’alliance coréenne (émanation du PPU interdit), ce qui porterait le nombre de prisonniers politiques en Corée du Sud à 57 personnes. Par ailleurs, la cour d’appel de Séoul a confirmé le 26 mai 2016 la condamnation à deux ans de prison ferme de plusieurs militants, et notamment d’une femme atteinte d’un cancer de la thyroïde qui a été arrêtée pour avoir participé à une manifestation pacifique. Comme le dénonce l’organisation non gouvernementale Amnesty international, « alors qu’elle a développé des troubles mentaux en détention, elle observe une grève de la faim et les autorités continuent de refuser qu’elle bénéficie de soins médicaux à l’extérieur de la prison ». Le 7 juin 2016, alors qu’elle entamait son treizième jour de grève de la faim sans bénéficier des soins auxquels elle a droit selon les règles minima des Nations unies pour le traitement des détenus, d’autres prisonniers politiques ont annoncé une grève de la faim illimitée afin d’exiger sa libération et le respect des droits humains et politiques en Corée du Sud. Aussi, il apparaît indispensable que la France, fidèle à sa tradition de défense des droits de l’homme, cesse son mutisme face à cette situation et retrouve le chemin d’une action diplomatique résolue en faveur du respect des droits de l’homme et des libertés publiques et politiques en Corée du Sud. Elle souhaiterait donc connaître les engagements qu’il compte prendre rapidement en ce sens, et d’abord en faveur de la libération urgente de cette opposante.

source : http://www.senat.fr/questions/base/2016/qSEQ160622339.html

Michel BilloutPar ailleurs, M. Michel Billout, sénateur de Seine-et-Marne (groupe Communiste, républicain et citoyen), a adressé le 13 juin 2016 une lettre au ministre des Affaires étrangères et du Développement international, Jean-Marc Ayrault :

Monsieur le Ministre,

Mme Park Geun-hye, Présidente de la République de Corée était en visite officielle en France, dans le cadre des années croisées France-Corée.

L’occasion, peut-on lire dans un communiqué émanant de votre ministère de « renforcer les liens entre nos deux pays dans tous les domaines, tant politique, qu’économique et culturel. » (…) « Cette visite d’État permettra de renforcer la coopération sur les questions de politique, étrangère, notamment la lutte contre le terrorisme, la contribution à la paix et au développement en Afrique et au Moyen-Orient. Ils aborderont également la situation en Corée du Nord et en particulier la question de la prolifération nucléaire et des droits de l’Homme. »

Sur ce dernier sujet, je souhaiterais savoir si vous avez évoqué , lors de votre entretien avec la Présidente de la République de Corée, la dégradation de la situation des droits de l’Homme dans son propre pays. La répression des opposants s’est en effet intensifiée depuis l’élection de M. Lee Myung-bak à la présidence de la République en décembre 2007. Les médias et les syndicats de travailleurs ont été les premiers visés et, dans le cas des médias, particulièrement les syndicats de journalistes.

La remise en cause des libertés démocratiques s’est ensuite accrue avec l’élection de Mme Park Geun-hye, en décembre 2012, avec une forte ingérence des services de renseignement sud-coréens, en s’étendant aux partis politiques – jusqu’à l’interdiction du Parti progressiste unifié (PPU). Douze militants de l’Alliance coréenne , émanation du PPU interdit, sont actuellement en prison en Corée du Sud, portant le nombre de prisonniers politiques à 60 dans le Sud de la péninsule coréenne.

Le dirigeant de la principale centrale syndicale sud-coréenne, la KCTU, est également prisonnier des geôles sud-coréennes. Son « crime » est d’avoir organisé les manifestations de masse les plus importantes qu’aient connues la Corée du Sud en un quart de siècle. Ce pays détient le record mondial du nombre d’objecteurs de conscience emprisonnés, comme l’a condamné Amnesty International dans un rapport de 2015. Plusieurs d’entre eux ont déjà obtenu l’asile politique dans le monde, le premier d’entre eux ayant été Lee Yeda en France.

Dernièrement, les tentatives de démantèlement du Code du travail en Corée du sud, la précarisation des travailleurs et les coups portés au syndicat des enseignants ont pour toile de fond l’adoption d’une nouvelle loi antiterroriste, adoptée le 3 mars, qui s’ajoute à la loi de sécurité nationale comme outil de répression des oppositions politiques et syndicales. Intimidations de la presse, restrictions de la liberté de manifestation, censure d’Internet, arrestations arbitraires – dont celle du militant historique des droits de l’homme Park Rae-gun, coupable d’avoir défendu les familles des victimes du naufrage du ferry « Sewol ». Les signes de la dérive autoritaire à l’œuvre à Séoul se multiplient, dans l’indifférence des capitales occidentales soucieuses de développer les échanges économiques et commerciaux avec la Corée du Sud.

A ce titre, je n’ignore pas que les liens économiques entre nos deux pays sont particulièrement forts. La Corée se situe en effet au 5ème excédent global de la France.

Pour autant, je souhaite savoir si la France a porté, dans ces échanges, le sujet des nombreuses atteintes aux droits de l’homme et aux libertés démocratiques dont les autorités sud-coréennes sont coupables et la nature des engagements éventuellement obtenus.

Dans cette attente, je vous prie de croire, Monsieur le ministre, en l’expression de mes salutations les plus distinguées.

source : www.michelbillout.fr/activite-des-senateurs/les-courriers-officiels/article/droits-de-l-homme-en-coree-du-sud-la-france-doit-condamner-les-atteintes-aux

Non à la chasse à l’homme en Corée du Sud ! Libération des militants de l’Alliance coréenne emprisonnés !

Depuis l’interdiction du Parti progressiste unifié (PPU) en République de Corée (Corée du Sud), il y a un an, en décembre 2014, le Comité international pour les libertés démocratiques, en Corée du Sud (CILD) alarme l’opinion publique internationale et organise la solidarité avec les militants sud-coréens pour les droits de l’homme et la démocratie. Parmi les militants de l’ex-PPU, un groupe est particulièrement dans le viseur des autorités sud-coréennes : les membres de la tendance Corea21 du PPU, qui animent l’Alliance coréenne. Nous reproduisons ci-après un témoignage des militants de l’Alliance coréenne à Séoul. Le CILD appelle à leur libération immédiate, ainsi qu’à l’abrogation de la loi de sécurité nationale, instrument des régimes autoritaires au Sud de la péninsule !

« Notre camarade Ji Young-chul (ancien co-président de l’Alliance coréenne pour la démocratie et la réunification indépendante) a été arrêté hier, mardi 20 octobre [2015], après trois mois de recherches. La police a pisté les camarades et sa famille, y compris ses deux enfants, pour trouver Ji Young-chul. Il se trouve en ce moment au commissariat de Jongro-gu, à Séoul. Il est actuellement en grève de la faim, exigeant l’abolition de la loi de sécurité nationale, la démission de la Présidente Park Geun-hye et refusant les persécutions judiciaires. Les camarades de l’Alliance coréenne ont commencé une manifestation illimitée à une personne devant le commissariat depuis hier soir.

Le lundi 19 octobre marquait le 71e jour de l’action illimitée de nos militants dormant à la belle étoile devant la maison de détention de Séoul et le dixième jour de la grève de la faim de Sang Hoon. En effet, Sang Hoon a commencé une grève de la faim en prison le samedi 10 octobre pour demander l’amélioration des conditions de vie des prisonniers et le respect des droits de l’homme, la libération de tous les prisonniers politiques et la fin de la répression politique contre les forces progressistes. Nos camarades de l’Alliance coréenne organisent des manifestations avec distribution de tracts tous les jours, matin et soir, depuis dix jours. Mme Lee Mi-sook, ancienne secrétaire générale du Forum coréen international, commencera aussi bientôt une grève de la faim en prison. Pour sa part, Mme Kim Hye-young ne peut pas mener une grève de faim à cause de sa maladie, souffrant d’un cancer de la thyroïde… Pourtant, la maison de détention ne lui permet toujours pas de suivre un traitement approprié à l’hôpital. 

Hier [20 octobre 2015], a eu lieu l’audience publique de trois de nos camarades, sans résultat par rapport au précédent jugement début septembre. Le rapport d’accusation est long de 40 000 pages. Le combat sera difficile, mais nous ne lâcherons rien ! « 

Principales dates dans l’histoire du Parti progressiste unifié (PPU), de sa fondation à la répression en cours

  • 30 janvier 2000 : fondation du Parti démocratique du travail (PDT)
  • 5 décembre 2011 : fondation du Parti progressiste unifié, par fusion du PDT, du Parti de la participation du peuple et d’une fraction du Nouveau Parti progressiste
  • 11 avril 2012 : élection de treize députés du PPU à l’Assemblée nationale sud-coréenne
  • 28 août 2013 : les services de renseignement perquisitionnent le bureau de Lee Seok-ki, député du PPU
  • 4 septembre 2013 : l’Assemblée nationale lève l’immunité parlementaire du député Lee Seok-ki.
  • 5 novembre 2013 : le ministère de la Justice introduit une requête devant le Conseil constitutionnel en vue de la dissolution du PPU. La demande est entérinée par le Conseil des ministres, alors que la Présidente Park Geun-hye est en visite à l’étranger (notamment en France).
  • 17 février 2014 : le Tribunal de grande instance de Suwon juge constitués les griefs de haute trahison et de violation de la loi de la sécurité nationale à l’encontre de Lee Seok-ki, condamné à douze ans de prison et déchu de son mandat et de ses droits civiques pendant dix ans.
  • 11 août 2014 : la Cour d’appel de Séoul revient sur le jugement en première instance, ne retient plus le grief de haute trahison et commue de douze à neuf ans la peine de prison à l’encontre de Lee Seok-ki, dont la condamnation est confirmée pour les motifs d’incitation à la haute trahison et de violation de la loi de sécurité nationale.
  • 2 décembre 2014 : la Préfecture de police perquisitionne le domicile de Kwon O-hun, ancien président du Comité de soutien des prisonniers d’opinion.
  • 17 décembre 2014 : le Conseil constitutionnel annonce qu’il rendra son jugement sur l’interdiction du PPU le 19 décembre.
  • 19 décembre 2014 : le Conseil constitutionnel prononce la dissolution du PPU et la déchéance de leur mandat des députés du PPU. La décision fait 347 pages. L’Association des avocats pour une société démocratique publie un communiqué intitulé « J’accuse le Conseil constitutionnel d’avoir tué la démocratie pluraliste en Corée ».
  • 22 décembre 2014 : les Préfecture de Séoul et de Chung-nam perquisitionnent les bureaux et domiciles du pasteur Lee Jeok Lee et de douze membres de l’Alliance coréenne pour la réunification indépendante et la démocratie.
  • 8 janvier 2015 : expulsion en Corée du Sud, avec interdiction de séjour pendant cinq ans, de Mme Shin Eun-mi, résidente coréenne aux Etats-Unis.
  • 8 janvier 2015 : le pasteur Lee Jeok et les victimes de l’Alliance Coréenne lancent un mouvement illimité à la Maison des chrétiens de Corée.
  • 14 janvier 2015 : arrestation de Hwang Seon, directrice du Forum de recherche pour une politique d’espoir.
  • 22 janvier 2015 : la Cour suprême confirme le jugement rendu en appel contre Lee Seok-ki. Le grief de haute trahison n’est pas constitué, mais est maintenue la condamnation à neuf ans de prison pour incitation à la haute trahison et violation de la loi de sécurité nationale.

 

Pour signer l’appel « contre la répression politique en Corée du Sud, contre l’interdiction du Parti progressiste unifié »

Pour rejoindre le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (ex-Comité d’initiative contre la répression politique en Corée du Sud)

solidaritefrancecoree@yahoo.fr