Archives de Catégorie: Appel

Agissons immédiatement. Le CILD interpelle le Président Moon Jae-in : la militante pacifiste Juyeon Rhee doit être autorisée à entrer en Corée du Sud !

La militante pacifiste américaine coréenne Juyeon Rhee vient d’être interdite d’entrée de séjour en République de Corée (Corée du Sud), alors qu’elle coordonne la visite d’une délégation de la coalition  Stop THAAD in Korea (STIK) – qui s’oppose au déploiement en Corée du Sud du système américain de missiles antimissile THAAD. Répondant à l’appel de STIK, le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) a écrit au Président Moon Jae-in. Nous invitons chacune et chacun d’entre vous à écrire également et sans délais à la présidence sud-coréenne, pour permettre à Juyeon Rhee d’entrer en République de Corée. 

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Signez la pétition contre la répression des soldats gays en Corée du Sud

Dans nos éditions du 26 avril 2017 et du 25 mai 2017, nous rendions compte de la répression accrue, orchestrée par le commandement militaire, des soldats homosexuels dans l’armée sud-coréenne, dans un contexte général d’homophobie latente au Sud de la péninsule. Ces atteintes inacceptables à la dignité humaine ont suscité plusieurs pétitions : nous invitons à signer et faire signer (ici) l’appel ci-après, traduit de l’anglais, du Réseau pour rendre compte des discriminations et des atteintes aux droits de l’homme contre les personnes LGBTI en relation avec l’armée et du Centre coréen pour les droits de l’homme à l’armée. Cet appel avait déjà réuni près de 40 000 signatures fin juin 2017.

Chers amis,

Etre gay n’est pas un crime en Corée du Sud – tant que vous n’êtes pas à l’armée.
Plus tôt cette année, des enquêteurs ont dit au Capitaine Ji Sung* qu’ils savaient qu’il était gay. Ils l’ont intimidé et menacé de le dénoncer s’il ne coopérait pas. Quelques semaines plus tard, il était condamné à six mois de prison.
Le cas de Ji Sung n’est pas isolé. Ces dernières semaines, au moins 32 soldats ont été traqués par l’armée sud-coréenne sur des applications de rencontre gays et interrogés. Ils doivent être jugés prochainement.
Heureusement, l’histoire de Ji Sung a fait les titres de la presse internationale. La répression secrète contre les personnes gays en Corée du Sud n’est plus ignorée.
Les autorités pourraient arrêter leurs mesures de chasse aux personnes gays qui se base sur le Code militaire sud-coréen. Mais elles ne le feront pas à moins d’une protestation globale massive.
Signez pour nous aider à arrêter la chasse aux personnes gays en Corée du Sud.

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Cette question concerne tous les hommes gays du pays : la Corée du Sud exige de tous ses citoyens hommes de servir dans l’armée pendant deux ans. Et selon le code militaire pénal sud-coréen, le sexe entre les hommes est un « crime » passible d’une peine maximale de deux ans de prison.
Cette répression récente a commencé après qu’une vidéo privée de deux soldats a été publiée sur les réseaux sociaux. Les autorités militaires disent à présent que la répression est nécessaire « pour que la communauté militaire reste saine« .
Mon organisation travaille pour soutenir les soldats persécutés et supprimer les mesures anti-gays une fois pour toutes. Mais nous ne pouvons pas y arriver sans votre aide.
Nous savons que des milliers de voix de par le monde nous aideront à faire agir les autorités sud-coréennes.
Pouvez-vous signer pour demander aux autorités qu’elles cessent la répression, abandonnent les poursuites contre les soldats gay et suppriment les mesures de « chasse aux personnes gay » ?
Merci à tous pour votre action.
Minhee Ryu
Réseau pour rendre compte des discriminations et des atteintes aux droits de l’homme contre les personnes LGBTI en relation avec l’armée et du Centre coréen pour les droits de l’homme à l’armée

(*) le nom a été changé

 

 

Le Parlement a voté la destitution de Park Geun-hye : ce n’est qu’un début, continuons le combat pour les libertés jusqu’à la victoire !

Le 9 décembre 2016, le Parlement sud-coréen a voté à une très large majorité (234 voix sur 300) la motion de destitution de la chef de l’Etat Mme Park Geun-hye déposée par l’ensemble des partis d’opposition. Désormais, la Cour constitutionnelle doit valider ce vote – mais alors que Mme Park Geun-hye avait tenté, dans les jours précédant le vote, d’empêcher sa destitution en ouvrant la voie à son départ volontaire du pouvoir, il est acquis qu’elle ne terminera plus son mandat, ne disposant d’ores et déjà plus des prérogatives présidentielles – transférées au Premier ministre.

Pour le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD), qui a soutenu les manifestations du 12 et du 26 novembre à Paris pour exiger le départ du pouvoir de Mme Park, ce résultat est une vraie joie, que nous avons partagée, toujours place du Trocadéro, avec les Coréens de France, le 10 décembre 2016.

Mais le combat doit se poursuivre jusqu’à l’élimination complète du régime autoritaire de Mme Park Geun-hye, dont les fonctions sont désormais exercées par le Premier ministre qu’elle a nommé, qui est l’un de ses affidés et est à l’origine de la scandaleuse interdiction du Parti progressiste unifié.

Car aujourd’hui rien n’a changé : aucun des militants politiques et syndicaux emprisonnés n’a été libéré – à commencer par le dirigeant syndical Han Sang-gyun, dont la peine a été réduite à trois ans de prison. Mais ce nouveau jugement n’en est pas moins inique, faisant fi de l’exercice des libertés syndicales et d’opinion : Han sang-gyun doit être libéré immédiatement !

L’opinion publique coréenne et internationale attend toujours la vérité sur les naufrages du « Cheonan » et du « Sewol ». Elle attend toujours la fin des intimidations sur les médias, l’abolition de la censure pesant sur les artistes et la libération des objecteurs de conscience emprisonnés, en méconnaissance totale des engagements internationaux de la Corée du Sud.

Les services de renseignement sud-coréens continuent de manipuler l’opinion publique coréenne et internationale, et interviennent toujours à tous les niveaux de la vie politique. Il y a d’ailleurs à craindre que, acculés, ils tentent de nouvelles manoeuvres, y compris en France et dans le monde contre notre organisation.

Les conglomérats continuent de décider de la vie du pays et d’imposer des conditions de travail indécentes, comme le rappelle le courageux combat des travailleurs de Samsung, actuellement en tournée en Europe, toujours avec notre soutien.

C’est pourquoi nous devons poursuivre le combat pour l’instauration d’une véritable démocratie politique et sociale en République de Corée, en appelant chacune et chacun à nous rejoindre pour amplifier le mouvement international de solidarité !

Signez la pétition pour libérer Han Sang-gyun !

Le dirigeant de la Confédération coréenne des syndicats (acronyme anglais : KCTU) Han Sang-gyun est emprisonné par les autorités sud-coréennes, dans une nouvelle démarche du régime autoritaire de Mme Park Geun-hye pour réprimer toute opposition politique et syndicale. Après avoir manifesté à Paris pour exiger – notamment – la libération  de Han Sang-gyun et l’arrêt de la répression antisyndicale, le Comité international pour les libertés démocratiques (CILD) appelle à signer et faire signer la pétition – que nous reproduisons ci-après en français, en anglais, en allemand et en coréen – initiée par le Réseau européen pour une Corée progressiste (basé en Allemagne) adressée au juge Shim Dam en vue de la libération de Han Sang-gyun et du respect des droits des travailleurs sud-coréens tels qu’ils sont garantis par la Constitution.

HAN SANG GYUN, DIRIGEANT de la KCTU EST INNOCENT.

La Justice de la Corée du Sud doit respecter la Constitution qui garantit le droit syndical. Le 13 juin 2016, le procureur LEE Seong Sik requiert 8 ans de prison contre HAN Sang Gyun, dirigeant de la Confédération syndicale KCTU qui a organisé en novembre 2015 un rassemblement contre la « réforme » du droit du Travail.

HAN Sang Gyun a été élu dirigeant de la KCTU en décembre 2014, en avril et en juillet 2015, la KCTU a organisé des grèves pour résister à un projet de grave atteinte au droit du travail. Et le 14 novembre 2015, après que la KCTU a organisé un grand rassemblement de 130 000 personnes, ce rassemblement était absolument nécessaire pour protéger le droit de 20millions de travailleurs contre le projet de la loi travail du gouvernement. HAN Sang Gyun a dû se réfugier au temple bouddhiste Jogyesa au centre de Séoul. La police a assiégé le temple pendant trois semaines. Pour éviter l’assaut prévu, HAN Sang Gyun s’est livré volontairement à la police le 10 decembre 2015.

Six mois plus tard, le procureur requiert contre HAN une peine de 8 ans de prison, disant que « non seulement HAN Sang Gyun a planifié minutieusement son crime dès qu’il a été élu dirigeant, mais qu’il a aussi agité les autres travailleurs en abusant de sa position, et il n’a aucun regret ».

Pourtant, c’est la police qui n’a pas respecté la loi. Lors de la manifestation, la police a poussé les manifestants dans une nasse faite de murs de bus de police. Ensuite elle a lancé des gaz lacrymogènes et usé du canon à eau chargée de produits chimiques. Le canon a atteint de plein fouet un agriculteur, BAEK Nam Ki, il est dans le coma depuis ce jour. Le procureur n’a procédé à aucune enquête sur ces exactions policières ni sur les atteintes aux droits et à la légalité. Au lieu de cela, la police a arrêté 527 adhérents de la KCTU, en a retenu 20, et à ce jour 6 mois après, 10 sont encore en prison, dont HAN Sang Gyun.

Le parti au pouvoir et le gouvernement préparent une destruction du droit du travail :1) Faciliter les licenciements en rendant légaux les licenciements abusifs. 2) Généralisation de l’emploi précaire. 3) Par la liberté donnée aux employeurs de rémunérations arbitraires, imposer des salaires encore plus bas et mettre les travailleurs dans la concurrence extrême.4) Neutraliser les syndicats en contournant les conventions collectives.

En somme, la « réforme » vise à créer des conditions de travail inhumaines, uniquement pour ouvrir une voie royale au maximum de profit au seul bénéfice des grandes entreprises. Comme tous les pays démocratiques, la Corée du Sud, à l’article 33 de la Constitution, garantit le droit syndical, le droit à la négociation collective et à l’action collective pour améliorer les conditions de travail. Protester contre une menace sur les conditions de travail est donc un droit pour les syndicats. Qu’un procureur demande une peine de prison pour un travailleur syndicaliste, au mépris de la Constitution, cela signifie qu’il est au service d’un pouvoir qui ne vise qu’à écraser les travailleurs, et non pas au service de la justice et de la démocratie. Le jugement aura lieu le 4 juillet.

HAN Sang Gyun est innocent. Si un dirigeant syndical doit aller en prison après que son syndicat a organisé un rassemblement pour défendre les droits des travailleurs, cela veut dire que ce pays n’est plus un pays démocratique.

La Justice de Corée du Sud doit respecter les droits des travailleurs énoncés dans la Constitution et le juge SHIM Dam doit libérer HAN Sang Gyun et tous les syndicalistes emprisonnés.

Le Parlement, s’il est réellement une émanation démocratique des citoyens, doit rejeter le projet actuel de destruction du Droit du travail, qui met la vie des travailleurs en grave danger.

Les députés doivent au contraire élaborer et adopter une véritable réforme de la loi, qui améliore les conditions de travail.

European Network for Progressive Korea (Solidarité en Europe pour la Corée progressiste)

*Our other significant petition: Minister of Justice: Hyundai Motors & Yoosung Enterprise: Stop Labour Repression now! https://goo.gl/aCZsme

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To South Korean Judge, SHIM Dam: Respect the workers’ constitutional rights! Immediately release HAN Sang Gyun, President of KCTU!

On June 13, 2016, Korean prosecutor Lee Sung Sik demanded that Han Sang Gyun, the president of KCTU (Korean Confederation of Trade Unions), be sentenced to eight years behind bars for organizing a protest last November against the Korean government’s proposed package of labor law revisions.

Mr. Han was elected as the leader of KCTU in December of 2014 and successfully organized nationwide protests both in April and July of 2015. Then, after an arrest warrant was issued for him for having co-organized a mass rally on Nov, 14 with a number of NGOs present and reportedly 130,000 other participating citizens, he had to find a temporary asylum at the Buddhist Chogye temple in Seoul for twenty-five days. Upon hearing the police’s attempt to enter the temple, he turned himself in on December 10th, 2015.

The prosecution stated on June 13th that « We request a sentence of eight years considering that he had been conspiring to [to commit crimes] since his election, incited the crime using his position of power, and does not show any sign of remorse. »

On the contrary, though, in reality it was the police who committed the crime on November 14th. The police isolated the participating citizens by ushering them away by a bus barricade, and tear gas. BAEK Nam Gi, a farmer, has been in coma since then, which was caused by a water cannon attack. Yet, prosecutors didn’t bother to investigate the case. Instead, twenty workers, including Mr. HAN, were arrested from the rally and ten of them are still in prison.

The Korean government and the ruling party are pushing the enactment of a new labor law.  Their main objectives are: 1. Easy dismissal of employment without need of proper procedure 2. Increase of precarious jobs (low-wage short-term jobs) 3. Introduction of a wage system that will lower the income of workers and stimulate the extreme competition among them. 4. Disablement of the basic functions of labor unions. In short, it will worsen the preexisting and inhumane working conditions and will maximize the interests of the big corporations.

The people’s mass rally on November 14th was a necessary struggle designed to protect every right of the twenty million working men and women in Korea.

Korean constitution article 33.1 clearly states that workers have a right to independent association, and collective bargaining and action to improve working conditions. Obviously, workers and their trade unions have a right to resist against any laws that could seriously undermine their survival & interests and it is guaranteed by the constitution.

The prosecution’s request, ignoring the constitution, simply admits the fact that they serve the powerful as they trample on the basic human rights of these workers, rather than executing their lawful duties. The sentence is expected to be announced on July 4th by judge SHIM Dam. HAN Sang Gyun is innocent.

Judge SHIM Dam should release HAN Sang Gyun and all of the imprisoned KCTU workers if he still believes that the Republic of Korea is a true democracy. We demand the Korean parliament to abolish the new labor law, extend the rights of workers, and reform the labor law to guarantee pleasant working conditions for our workers.

European Network for Progressive Korea

*Our other significant petition: Minister of Justice: Hyundai Motors & Yoosung Enterprise: Stop Labour Repression now! https://goo.gl/aCZsme

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An Richter SHIM Dam, Südkorea:

Respektieren Sie die verfassungsmäßigen Rechte der Arbeitnehmer!

Entlassen Sie HAN Sang Gyun, Präsident von KCTU, umgehend aus der Haft!

Am 13. Juni 2016 forderte die koreanische Staatsanwaltschaft (LEE Sungsik, zuständiger Staatsanwalt) 8 Jahre Haft für HAN Sang Gyun, den Präsidenten der KCTU (Korean Confederation of Trade Unions: Koreanischer Gewerkschaftsbund), weil dieser im November eine Demonstration gegen den von der koreanischen Regierung vorgeschlagenen Gesetzesentwurf zur Reform des Arbeitsrechts organisiert hatte.

Herr HAN wurde im Dezember 2014 zum Vorsitzenden der KCTU gewählt und organisierte erfolgreich landesweite Streiks und Kundgebungen im April und Juli 2015. Nachdem er am 14. November eine Massenkundgebung organisiert hatte, an welcher Berichten zufolge 130.000 Bürger teilnahmen, musste er sich 25 Tage lang in den Chogye Tempel zurückziehen, um seiner Verhaftung zu entgehen. Bevor die Polizei in den Tempel vorrückte, stellte er sich am 10. Dezember 2015 freiwillig.

Die Staatsanwaltschaft erklärte am 13. Juni: « Wir fordern eine achtjährige Haftstrafe in Anbetracht der Tatsache, dass er das Verbrechen nach seiner Wahl von langer Hand geplant hatte, seine Position nutzte, um zu dem Verbrechen aufzuhetzen, und kein Zeichen von Reue zeigt. »

Tatsächlich war es aber die Polizei, die am 14. November ein Verbrechen beging. Die Teilnehmer der Demonstration wurden durch eine Polizeibus-Barrikade isoliert, die Polizei setzte Tränengas gegen sie ein.Der Landwirt BAEK Namgi erlitt dabei schwere Verletzungen durch einen Wasserwerfer und liegt seitdem im Koma, doch die Staatsanwaltschaft unternimmt keine Anstalten, den Fall zu untersuchen. Stattdessen wurden 20 Arbeiter, darunter auch Herr HAN, während der Kundgebung festgenommen, von denen sich 10 noch immer in Haft befinden.

Die Koreanische Regierung und die Regierungspartei drängen auf eine Reform des Arbeitsrechts, deren Hauptziele sind: 1. Vereinfachung der Entlassung von Arbeitnehmern ohne ordnungsgemäßes Verfahren 2.Förderung unsicherer Arbeitsverhältnisse (Niedriglohnsektor, Kurzarbeit) 3. Einführung eines Lohnsystems, das das Einkommen der Arbeitnehmer senken und den Konkurrenzdruck unter ihnen erhöhen wird. Kurz gesagt wird es die bestehenden menschenunwürdigen Arbeitsbedingungen weiterhin verschlechtern und die Gewinne der Großunternehmen maximieren. Die Massenkundgebung am 14. November stellte eineNotwendigkeit im Arbeitskampf zum Schutz der Rechte der arbeitenden Männer und Frauen in Korea dar.

Artikel 33.1 der Koreanischen Verfassung besagt, dass Arbeitnehmer ein Recht auf Kollektivverhandlungen und Maßnahmen zur Verbesserung der Arbeitsbedingungen haben.Arbeitnehmer und ihre Gewerkschaften haben ganz klar das Recht, Widerstand gegen Gesetze zu formieren, die ihr Überleben und ihre Interessen gefährden könnten, und dies wird ihnen durch die Verfassung garantiert. Der verfassungswidrige Antrag der Staatsanwaltschaft zeigt deutlich, dass sie eher den Machthabern dienen, die die grundlegenden Menschenrechte der Arbeitnehmer mit Füßen treten, als ihrer Pflicht nachzukommen, im Rahmen der geltenden Gesetzgebung zu ermitteln. Das Urteil wird am 4. Juli durch den Richter, SHIM Dam, erwartet.

HAN Sang Gyun ist unschuldig. Richter SHIM Dam sollte HAN Sang Gyun und alle inhaftierten KCTU Arbeiter freisprechen, wenn er noch an die Demokratie in Korea glaubt.

Wir fordern das koreanische Parlament auf, das neue Arbeitsgesetz abzulehnen, die Rechte der Arbeitnehmer zu verbessern und die Reform des Arbeitsrechts zu nutzen, um bessere Arbeitsbedingungen für die Arbeitnehmer zu schaffen.

European Network for Progressive Korea

*Our other significant petition: Minister of Justice: Hyundai Motors & Yoosung Enterprise: Stop Labour Repression now! https://goo.gl/aCZsme

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민주노총 위원장 한상균은 무죄다

대한민국 사법부는 헌법이 규정하는 노동자의 권리를 보장하라

2016년 6월 13일, 대한민국 검찰(주임검사: 이성식)은 지난해 11월 정부의 노동법개악에 저항하는 집회를 주도한 혐의로 구속된 민주노총 한상균 위원장에게 징역 8년을 구형했다.

2014년 12월 민주노총 위원장으로 선출된 한상균은 노동법개악에 저항하는 총파업 투쟁을 2015년 4월과 7월 이끌어 냈다. 그리고 11월 14일, 13만명이 참여한 민중총궐기 집회를 여러 단체들과 함께 주최한 뒤, 조계사에서로 25일간 은신했다. 경찰이 그를 체포하기 위해 조계사에 공권력을 투입하려 하자 그는 2015년 12월 10일 경찰에 자진 출석했다.

6개월이 지난 뒤인 6월 13일 검찰은 징역 8년을 구형하면서 « 위원장으로 당선된 당시부터 치밀하게 범행을 계획했고 직책을 이용해 범행을 선동했으며 반성하지 않는 점 등을 고려해 이같이 구형 한다 »고 밝혔다.

그러나 이날 불법을 저지른 것은 오히려 경찰이었다. 경찰은 집회에 참여한 시민들을 경찰차로 고립시키고 최루액을 난사하였으며, 사람을 향해 직접 물대포를 쏘아서 백남기 농민은 지금까지 혼수상태에 빠져있으나, 검찰은 조사조차 하지 않았다. 대신 11월 집회에 참여한 노동자 중 한상균 위원장을 비롯한 20명의 노동자를 구속했으며, 그 중 10명이 현재까지 감옥에 있다.

집권당 여당과 정부는 1) 징계절차를 필요로 하지 않는 쉬운 해고, 2) 비정규직 고용 확대, 3)차별임금체계를 도입하여 임금을 더 낮추고, 노동자간 경쟁을 부추기며, 4) 노조의 기능 자체를 무력화 시키는 것을 골자로 하는 노동개악을 추진 중이다. 한마디로 현재보다 훨씬 더 열악한 비인간적 노동환경을 만들고 기업의 이익을 극대화하려는 것이 법안의 주된 내용이다. 지난 11월 14일 민중총궐기는 이러한 노동법 개악으로부터 2천만 전체 노동자들의 권리를 지키기 위해 반드시 필요한 것이었다.

대한민국 헌법 33조 1항은 노동자가 근로조건의 향상을 위하여 자주적인 단결권·단체교섭권 및 단체행동권을 가진다고 명시하고 있다. 노조연합이 노동자의 생존을 위협하는 노동악법에 저항하는 것은 헌법이 규정한 권리임에도 불구하고, 검찰이 이러한 구형을 내린다는 것은 그들이 더 이상 법의 집행인이 아니라, 노동자를 짓밟는 권력의 하수인임을 자임하는 것이다. 재판부(부장판사: 심담)는 7월 4일 1심 판결을 앞두고 있다.

한상균은 무죄다. 대한민국이 여전히 민주공화국임을 자임한다면, 대한민국 사법부는 한상균과 구속된 민주노총 노동자들 모두 석방하라. 대한민국 국회는 노동법 개악안을 폐기하고, 노동자의 권리를 확대하고, 노동자들이 행복한 조건에서 일할 수 있도록 노동법을 개혁하라.

<진보한국을 위한 유럽연대>

*참고: « 유성기업과 현대자동차는 노동탄압을 즉각 중단하라! » 청원은 여기에서 하세요-> https://goo.gl/aCZsme

Le comité syndical consultatif auprès de l’OCDE dénonce les atteintes aux droits des travailleurs et à la liberté de réunion en Corée du Sud

Il y a 20 ans, en 1996, la République de Corée (Corée du Sud) rejoignait l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE). Dans ce contexte, le Comité syndical consultatif auprès de l’OCDE (Trade Union Advisory Committee to the OCDE, TUAC) a publié à Paris, le 7 juin 2016, un communiqué de presse dénonçant les atteintes aux libertés des travailleurs, que le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) a traduit ci-après de l’anglais. Alors que l’OCDE a son siège à Paris, le CILD relève, une fois de plus, que les autorités publiques françaises – non contentes d’avoir accueilli en grande pompe à Paris la Présidente sud-coréenne Park Geun-hye – sont une fois de plus complices des violations de plus en plus massives des libertés publiques et syndicales commises par le régime autoritaire sud-coréen en participant aux cérémonies commémoratives tout en gardant un silence coupable. Au sein de l’OCDE, la Corée du Sud est un des Etats présentant le pire bilan en matière de droits des travailleurs, de libertés syndicales et de libertés publiques.

Nous reproduisons ci-après le communiqué du TUAC, intitulé « Le 20e anniversaire de l’adhésion de la Corée à l’OCDE éclipsé par les atteintes aux droits des travailleurs et à la liberté de réunion » et sous-titré « Le TUAC appelle à arrêter les poursuites contre les syndicalistes emprisonnés ». Alors qu’il a été le premier en France à souligner que le procès de Han Sang-gyun, dirigeant de la Confédération coréenne des syndicats (acronyme anglais KCTU), ouvrait la voie à une possible interdiction du syndicat KCTU, le CILD rejoint l’appel du TUAC en vue, notamment, de libérer les 74 syndicalistes emprisonnés en Corée du Sud et de lever les poursuites contre 504 autres syndicalistes de la KCTU poursuivis pour « obstruction à la circulation automobile« .

 

Une série d’événements se tiendront à l’OCDE cette semaine pour marquer le 20e anniversaire de l’adhésion de la République de Corée. En mars 2016, 74 syndicalistes, dont le Président de la Korean Confederation of Trade Unions (KCTU), sont emprisonnés. 504 autres membres de la KCTU sont poursuivis pour « obstruction à la circulation automobile » suite à une manifestation qui s’est tenue l’an passé.

La Corée a rejoint l’OCDE en 1996 avec l’engagement de réformer son droit du travail pour qu’il corresponde aux normes de l’Organisation internationale du travail (OIT). Pourtant, des droits du travail fondamentaux, comme le droit de s’organiser et de négocier collectivement, ne sont pas observés en Corée aujourd’hui. En réalité, la Corée présente le plus ancien cas (depuis 1995) de violation des droits des travailleurs soumis à l’OIT.

« Malheureusement, 20 ans après être devenue membre [de l’OCDE], la Corée est encore loin d’avoir mis en place un système de relations sociales dans l’industrie conforme aux normes de l’OIT, qui assure la gestion des conflits, réduise les inégalités et garantisse le progrès social. Au cours des trois dernières années, la répression contre les syndicats et la criminalisation de leurs activités est réapparue« , a déclaré John Evans, secrétaire général du TUAC.

Lors de sa 136e réunion plénière le 30 mai 2016, le TUAC a adopté une résolution appelant le gouvernement coréen à respecter les droits syndicaux et l’OCDE à développer une « feuille de route », en liaison avec l’OIT, pour s’assurer du respect par la Corée de ses engagements sur les droits des travailleurs.

« Une « Corée du Sud globale » reste une aspiration. L’OCDE a la responsabilité d’accompagner la Corée sur le chemin d’une croissance soutenable et globale de même que le TUAC a la responsabilité d’accompagner le mouvement syndical coréen. Le 20e anniversaire arrive au bon moment pour mettre au point une feuille de route pour une Corée connaissant un développement soutenable et global« , a déclaré Evans.

La résolution du TUAC appelle ainsi :

La République de Corée à :

  • libérer et lever toutes les poursuites contre Han Sang-gyun, Président de la KCTU, et tous les autres dirigeants de la KCTU mis en cause dans l’accomplissement de leurs obligations syndicales ;
  • s’engager dans un processus transparent et démocratique de dialogue avec toutes les composantes de la société civile coréenne, y compris les syndicats ;
  • garantir les droits des travailleurs et la liberté de réunion, et initier un processus de réforme pour aligner effectivement le droit du travail avec les normes internationales reconnues, y compris la ratification des conventions 87 et 98 de l’OIT et la levée des réserves à l’article 22 de la Convention internationale sur les droits civils et politiques ;

L’OCDE à :

  • définir une feuille de route pour le développement durable et global de la Corée dans le contexte du 20e anniversaire de son adhésion à l’OCDE, y compris le respect effectif des droits du travail et des droits de l’homme, et à cette fin, travailler en étroite coopération avec les autres organisations internationales, dont l’OIT ;
  • s’assurer que tous les pays membres de l’OCDE ou candidats à l’entrée dans l’OCDE adhèrent aux valeurs fondamentales de l’Organisation et les respectent, dont le principe d’une démocratie pluraliste et le respect des droits de l’homme.

La résolution du TUAC sur les droits syndicaux en République de Corée est disponible dans le bandeau de droite.

Le rapport de contexte du TUAC sur « la garantie des droits syndicaux en Corée dans le cadre de l’OCDE », établi suite à une mission à Séoul en avril [2016], est accessible en ligne ici.

Source : site du TUAC.

Libérez Kim Hye-young! Appel à la solidarité pour la libération immédiate de la prisonnière de conscience, malade du cancer, Kim Hye-young, en grève de la faim illimitée au risque de sa vie.

Kim Hye-young, prisonnière politique de conscience en Corée du Sud, a commencé une grève de la faim illimitée le 26 mai 2016. Elle a subi une ablation totale de la thyroïde à deux reprises en 2006 et souffre maintenant de troubles d’anxiété, effet des interrogatoires épuisants menés par les forces de police. Elle est dans un grand état de faiblesse, lequel ne pourrait être pire. Une grève de la faim illimitée en prison est l’ultime moyen de lutte qu’elle a choisi au risque de sa vie.

Elle poursuit ses activités en faveur des droits humains, de la démocratie et de la réunification pacifique de la Corée depuis ses premières années d’université. En raison de ses activités, elle a été arrêtée par la police le 26 juillet 2015. Elle a subi un interrogatoire poussé par la branche d’Okin-dong de la police. Elle a résisté avec obstination en faisant une grève de la faim pendant 10 jours, tout en refusant de répondre aux questions, une situation difficile même pour des personnes en bonne santé. Malgré les effets secondaires à redouter pendant une grève de la faim, elle a choisi de prendre des médicaments à base d’hormones et anti-douleur afin de supporter l’enquête qu’elle doit endurer. En conséquence, est survenu un effet secondaire, une crise d’anxiété fatale, pendant son emprisonnement.

Son auxiliaire médical a déjà signalé son état psychiatrique nécessitant un traitement et demandé aux autorités de lui permettre de recevoir en urgence des soins, à savoir une consultation dans un hôpital extérieur à l’établissement pénitentiaire, où elle bénéficiera d’un traitement dans les services d’endocrinologie et de neuropsychiatrie. Pendant son emprisonnement, jour après jour, sa santé s’est dégradée, au point de perdre plus de 10 kilos. De plus, elle n’a pas reçu de traitement approprié et souffre maintenant de troubles d’anxiété intolérables. Les organisations de la société civile appellent sans relâche à sa libération immédiate et à lui prodiguer les soins médicaux réguliers que nécessite son état de santé inquiétant. Même si elle a reçu l’avis officiel d’un médecin, le gouvernement Park Geun-hye et le centre de détention de Séoul continuent d’ignorer leur demande. Les organisations de défense des droits de l’homme soutiennent cette demande raisonnable. Amnesty International a commencé à mener une campagne d’action urgente pour que la Corée du Sud libère Kim Hye-young et lui accorde un traitement médical (2/16 UA). Le site Internet est : www.amnestyusa.org/get-involved/take-action-now/south-korea-release-kim-hye-young-and-grant-her-medical-treatment-ua-216

Malgré son grave état de santé, le 26 mai 2016, la Haute Cour de Séoul a rejeté son appel et l’a condamnée à deux ans de prison fermes, confirmant le premier jugement contre toute attente. Personne ne peut nier qu’il s’agit d’un jugement allant contre l’humanité, ignorant jusqu’au traitement humanitaire le plus élémentaire auquel a droit un malade atteint de cancer et de troubles d’anxiété fatals. Elle a exprimé sa ferme décision de faire appel à la Cour suprême pour le principe et de plaider non coupable.

Quand l’ancienne vice-présidente de la compagnie Korean Air, Cho Hyun-ah, célèbre pour sa “colère des noix”, a été emprisonnée au centre de détention de Nambu à Séoul, elle a fait état de sa mélancolie et a été autorisée à recevoir des soins réguliers par deux fois dans un grand hôpital. L’an dernier, le 22 décembre, la cour d’appel l’a condamnée à une peine avec sursis, au motif que la situation de Cho devait être prise en considération. Voila résumée la réalité de la Corée du Sud où une prisonnière politique de conscience souffrant d’un vrai cancer subit un procès politique tandis qu’une capitaliste à la tête d’un Chaebol est au-dessus des lois en toutes circonstances.

Les autorités gouvernementales doivent libérer Kim Hye-young immédiatement d’un simple point de vue humanitaire.

Apportez votre signature à l’appel à la libération immédiate de Kim Hye-young qui a choisi la grève de la faim au risque de sa vie, en vous rendant à cette adresse.

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Histoire d’une militante pour les droits de l’homme

En soutien à Kim Hye-young, arrêtée le 26 juillet 2015 en Corée du Sud, et à tous ses compagnons de lutte

Histoire d-une militante pour les droits de l-homme

 

Pour sauver Kim Hye-hyoung, faites parvenir le plus vite possible des appels aux destinataires mentionnés ci-après, en coréen, en anglais ou dans votre propre langue :

  • exhortez les autorités sud-coréennes à abandonner les poursuites dans cette affaire et à libérer immédiatement et sans condition Kim Hye-young et les autres membres de l’Alliance coréenne pour une réunification indépendante et la démocratie qui n’ont fait qu’exercer légitimement leurs droits aux libertés d’expression et de réunion pacifique;
  • dans l’attente de sa libération, appelez-les à autoriser immédiatement cette femme à recevoir les soins médicaux dont elle a besoin en dehors de la prison, sans ingérence indue;
  • demandez-leur de cesser de recourir arbitrairement à la Loi relative à la sécurité nationale et de veiller à ce que les libertés d’expression, d’opinion et d’association soient pleinement respectées et protégées.

Envoyez vos appels avant le 13 juillet 2016 à :

Directeur du centre de détention de Séoul

Choi Gang-ju

143 Anyangpangyo-ro,

Euiwang-si, Gyeonggi-do,

République de Corée 16001

Courriel : Seouldc@korea.kr

Tél. : +82-31-423-6100

Formule d’appel : Dear Warden, / Monsieur le Directeur,

Ministre de la Justice

Kim Hyun-woong

Gwanmun_ro 47, Gwacheon-si,

Gyeonggi-do, République de Corée 13809

Fax : +82-2-2110-0350

Twitter : @happymoj

https://www.facebook.com/mojkorea/

Formule d’appel : Dear Minister, / Monsieur le Ministre,

Premier ministre

Hwang Kyo-ahn

Government Complex Sejong,

261 Dasom-ro,

Sejong-si, République de Corée

Twitter : @PrimeMinisterKR

Formule d’appel : Your Excellency, / Monsieur le Premier ministre,

Veuillez également adresser des copies aux représentants diplomatiques de la Corée du Sud dans votre pays.

Plus d’informations : www.amnesty.org/fr/documents/asa25/4150/2016/fr/