Archives mensuelles : novembre 2016

400 à Paris pour exiger le départ du pouvoir de Park Geun-hye

Deux semaines après la première manifestation des Coréens à Paris, le 12 novembre 2016, qui avait réuni un nombre record de participants, une nouvelle manifestation a eu lieu place du Trocadéro, le samedi 26 novembre 2016, pour exiger à nouveau le départ de la Présidente sud-coréenne Park Geun-hye, discréditée dans le scandale de l’affaire Choi Soon-sil – du nom de sa conseillère occulte qui exerçait sur elle une emprise de nature sectaire. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) avait une nouvelle fois soutenu cette manifestation qui a réuni 400 participants – un représentant du CILD s’étant d’ailleurs exprimé lors du rassemblement du 26 novembre pour appuyer le mot d’ordre d’un départ du pouvoir au plus vite de la Présidente Park et l’établissement d’un gouvernement populaire, enfin respectueux des libertés démocratiques.

Les mines étaient graves lorsqu’un représentant des artistes coréens vivant en France a rappelé le lourd climat de censure sur la liberté d’expression artistique qui s’est abattue sur la Corée du Sud. Mais l’espoir grandit, avec un accord sur un principe de destitution de la chef de l’Etat parmi l’ensemble des partis d’opposition – rejoints par une fraction significative des conservateurs au pouvoir. Le déploiement d’une banderole soulignant que Park Geun-hye n’est pas la présidente légitime de la Corée, reprenant le mot d’ordre des manifestations déjà organisées place du Trocadéro, à Paris, à l’automne 2013, rappelait la dérive autoritaire d’une présidente ayant accédé au pouvoir dans des conditions troubles, avec une lourde ingérence des services de renseignement.

Initiées par les communautés coréennes expatriées, des manifestations comparables à celles de Paris se sont tenues dans près de 60 villes dans le monde – y compris, en France, à Strasbourg et à Lyon. Elles ont accompagné une vague de protestation qui va croissante dans la péninsule coréenne, atteignant le nombre record de quelque deux millions de participants pour la journée d’action du 26 novembre.

Comme toujours dans les manifestations coréennes, une partie artistique a permis à la foule de reprendre à l’unisson l’émouvante chanson de Kim Kwang-seok Soreun Jeu-eumé (Autour de trente ans), entonnée dans les combats pour la démocratisation des années 1980 – montrant le lien entre les combats du passé contre la dictature et du présent contre le régime autoritaire et corrompu de Mme Park.

Après plusieurs témoignages, la manifestation s’est dispersée après un rassemblement aux chandelles, suivant la tradition coréenne d’allumer des bougies à la nuit tombée – car la flamme du combat pour le départ de Park Geun-hye ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Photos ci-dessous du rassemblement : source Francezone.

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Nouvelle manifestation à Paris le 26 novembre pour la démission de Mme Park Geun-hye

Après le succès des manifestations du 12 novembre 2016, tant à Séoul qu’à Paris, la mobilisation ne faiblit pas pour obtenir le départ de la Présidente sud-coréenne Mme Park Geun-hye : les manifestations organisées en République de Corée le 19 novembre ont réuni à nouveau quelque 1 million de participants selon les organisateurs, qui entendent poursuivre la lutte jusqu’à la victoire. Les Coréens de Paris organisent pour leur part un nouveau rassemblement, le samedi 26 novembre 2016 à 15h, place du Trocadéro, toujours avec le soutien du Comité international pour les libertés démocratiques du Corée du Sud (CILD) – qui lie le départ de Mme Park au combat pour la démocratie et les libertés publiques.

Alors que la justice a déclaré que la chef de l’Etat était complice des activités définies comme « criminelles » menées par Choi Soon-sil et deux des anciens collaborateurs de la Présidente, les manifestants ont d’ores et déjà obtenu un premier succès pour mettre fin à l’accaparement du pouvoir économique et politique par une caste qui a entraîné la Corée du Sud sur une voie autoritaire : les partis d’opposition se sont ralliés au mot d’ordre des manifestants de départ d’une chef de l’Etat dangereuse, incompétente et corrompue, en engageant si nécessaire une procédure de destitution – une démission volontaire n’étant pas à l’ordre du jour, puisque Mme Park s’accroche au pouvoir et tente d’engager, comme toujours, une diversion en faisant souffler le « vent du Nord ».

Dans ce contexte, les fissures apparues au sein du parti majoritaire rendent possible d’atteindre le seuil de deux tiers des députés pour voter la destitution, qui requerra cependant ensuite l’accord de six des neuf juges constitutionnels… essentiellement nommés par des administrations conservatrices !

Dès lors, seule la voix du peuple peut faire entendre l’exigence de justice et de démocratie dont le départ de Mme Park Geun-hye, qui doit répondre de ses actes devant la justice, marquera le premier acte. La section française du CILD appelle ainsi toutes et tous à rejoindre la mobilisation internationale, en participant au rendez-vous organisé place du Trocadéro, à Paris, le samedi 26 novembre 2016 à partir de 15h.

L’influence de Choi Soon-sil sur Park Geun-hye : un secret longtemps bien gardé qui révèle l’existence d’une loi du silence et d’un règne de la terreur

Alors que le 19 novembre 2016 quelque 1 million de Coréens ont à nouveau manifesté dans tout le pays pour exiger le départ de la Présidente Park Geun-hye, l’influence qu’a exercée pendant des années Mme Choi Soon-sil sur la chef de l’Etat révèle l’existence d’une loi du silence et d’un règne de la terreur contre quiconque avait l’audace de mettre en cause la gourou de la Présidente.

17 décembre 2015 : le journaliste japonais Tatsuya Kato était finalement acquitté, après avoir été condamné en diffamation contre Mme Park Geun-hye pour avoir écrit que, le jour du dramatique naufrage du ferry Sewol ayant causé la mort de 304 personnes (majoritairement des lycéens en voyage scolaire) le 16 avril 2014, la chef de l’Etat se serait trouvée avec Chung Yoon-hoi. Mais pourquoi Mme Park et son entourage avaient-ils fait preuve d’un tel acharnement à l’égard de Tatsuya Kato ? Car il avait eu le malheur de toucher du doigt ce que personne ne devait connaître, à savoir que Mme Park était depuis quatre décennies sous l’influence d’une gourou – en effet, Chung Yoon-hoi était l’ancien mari de Choi Soon-sil et l’ancien collaborateur de Mme Park quand elle était députée – depuis l’entrée en politique de Mme Park là encore encouragée par Choi Soon-sil, l’ascension de sa protégée lui ayant permis de multiplier les affaires juteuses.

A présent que les bouches s’ouvrent, on sait désormais que toutes les décisions sensibles prises par Mme Park Geun-hye, y compris les nominations, étaient soumises à l’imprimatur de sa gourou – qui recevait des piles de dossiers qu’elle traitait dans un petit cercle fermé, avec ses proches. Et si les responsables officiellement en charge des dossiers administratifs à la présidence de la République émettaient des critiques ou seulement des doutes, ils étaient limogés, sur ordre de Choi Soon-sil, qui était la véritable présidente dans l’ombre.

Le règne du silence et de la terreur a été d’une redoutable efficacité : même quand Mme Park Geun-hye avait concouru à la candidature pour les conservateurs à la présidence de la République en 2007 (échouant alors de peu), l’influence de sa gourou était restée largement inconnue du grand public. Lors de la campagne présidentielle de 2012, lorsque les adversaires démocrates de Mme Park faisaient l’objet de campagnes de diffamation orchestrées par les services secrets, la vraie vie de Park Geun-hye restait cachée à l’opinion. Ce que demande le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud, ce n’est pas seulement le départ de Mme Park Geun-hye, mais aussi la fin d’un système de mensonges et de dissimulation orchestré par les services secrets, les partis et les médias conservateurs : tous doivent à présent rendre des comptes au peuple coréen.

800 manifestants à Paris pour la démission de Park Geun-hye

Le 12 novembre 2016, 800 personnes ont manifesté à Paris, place du Trocadéro, pour exiger la démission de Park Geun-hye. C’était la plus importante manifestation jamais organisée par les Coréens en France, à l’heure où le scandale Choi Soon-sil a révélé la corruption d’un système politique fondé sur le mensonge d’Etat. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) avait apporté son entier soutien à la manifestation à laquelle ont participé de nombreux Coréens mais aussi des Français attachés à ce que triomphent les valeurs de liberté et de démocratie dans la péninsule coréenne.

« Park Geun-hye démission !« , « Dissolution du Parti Saenuri ! » : les mots d’ordre scandés par les participants étaient sans ambiguïté, dans une atmosphère festive où ont été entonnés les chants appelant au départ de la Présidente sud-coréenne et de la clique affairiste et autoritaire dont elle est la porte-parole, sinon la marionnette : il s’agit d’en finir avec un système politique corrompu, à l’heure où la cote de popularité de la chef de l’Etat est tombée à 5 %. La colère d’une élection présidentielle volée avec la collaboration des services secrets et d’un pouvoir incapable de venir en aide aux victimes du naufrage du ferry Sewol mais qui instrumentalise et attise les tensions avec la Corée du Nord à des fins sordides de politique intérieure, s’est plus que jamais exprimée, avec force et sans précédent en France, où la communauté coréenne est estimée à environ 15 000 personnes. Malgré la pluie et le froid, c’était la plus importante manifestation pour la démission de Park Geun-hye organisée en Europe (les manifestants étaient 500 à Francfort et presque autant à Berlin). En France, les Coréens avaient également manifesté la veille, aux côtés de jeunes militants français, à Strasbourg. En République de Corée, ils étaient 1 million selon les organisateurs (270 000 selon la police), soit la plus importante manifestation dans la capitale sud-coréenne depuis les événements de 1987 ayant conduit à la chute de la dictature militaire incarnée pendant des décennies par le général président Park Chung-hee, père de l’actuel chef de l’Etat Mme Park Geun-hye.

Intervenant au nom du CILD, Benoît Quennedey a souligné que le soutien apporté à la manifestation du 12 novembre 2016 s’inscrivait dans une longue tradition de soutien aux libertés démocratiques en Corée, impliquant la libération des prisonniers politiques (dans la continuité de la manifestation organisée à Paris le 3 juin 2016 par le CILD, à l’occasion de la réception en France de Mme Park Geun-hye par François Hollande) et la fin de la répression politique et antisyndicale – quand les autorités françaises avaient, quant à elles, fait le choix de la collaboration avec le régime de Mme Park. On apercevait d’ailleurs, dans la foule, des pancartes arborant les portraits de militants du Parti populaire démocratique, qui croupissent dans les geôles sud-coréennes en tant que membres de l’Alliance coréenne, afin d’exiger leur libération. Des représentants du Parti de la justice, première formation de gauche en Corée du Sud, ont également pris la parole.

La lutte doit se poursuivre jusqu’à la victoire, pour l’établissement d’une véritable démocratie et d’un pouvoir populaire en Corée du Sud.

Merci à Dominique de Miscault pour les photos de la manifestation ci-dessous.

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Manifestation contre Park Geun-hye à Paris le 12 novembre

Le samedi 12 novembre 2016 à partir de 17 heures, les Coréens de Paris manifesteront sur le parvis des Droits de l’homme, place du Trocadéro, pour exiger la démission de Mme Park Geun-hye, Présidente de la République de Corée. Depuis la révélation de l’affaire Choi Soon-sil (du nom de la gourou qui contrôlait la chef de l’Etat), aujourd’hui poursuivie par la justice pour trafic d’influence et corruption, les Coréens manifestent de plus en plus nombreux, à Séoul et dans le monde, pour que prenne fin le spectacle désolant d’une chef d’Etat en fin de règne, qui a multiplié les atteintes aux libertés publiques depuis son élection dans des conditions contestables et contestées. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) a toujours considéré que la dérive autoritaire à l’œuvre au sud de la péninsule s’explique pour une large part par le rôle néfaste joué par une clique néo-conservatrice, qui a accaparé les leviers du pouvoir politique et économique. Dans ce contexte, le CILD soutient pleinement la manifestation du 12 novembre, en appelant toutes et tous à y participer et à la relayer auprès de ses proches et des organisations dont chacun(e) est membre. Nous reproduisons ci-après le tract rédigé par les organisateurs coréens de la manifestation.

DÉCLARATION DES CORÉENS DE PARIS

Il y a trois ans aujourd’hui, nous les Coréens de Paris nous nous sommes réunis ici sur le Parvis des Droits de l’Homme, pour dénoncer l’illégitimité de Park Geun-Hye comme Présidente de la Corée du Sud. Il y avait eu, on le sait, une élection présidentielle truquée avec une implication très active des services secrets (NIS). Ce fut un coup d’état électoral. Les procureurs qui ont lancé une enquête sur cette fraude massive, ont été muselés, déplacés.

La Présidente ainsi arrivée au pouvoir par une voie illégale a mené notre pays au désastre, un chaos de jour en jour plus profond.

. Ainsi, 304 passagers d’un bateau, majoritairement des lycéens, sont noyés en direct sous les yeux de tout le monde. Pendant ces heures tragiques, nul ne sait où est la Présidente, les gosses reçoivent l’ordre de ne pas bouger des cabines qui sombrent, les gardes-côte, présents sur les lieux, n’interviennent pas, interdisent les opérations de sauvetage des navires accourus. La vérité de cette catastrophe abominable n’est toujours pas révélée, toutes les recherches et enquêtes sont entravées par le pouvoir.

. Park Geun-Hye se consacre, avec l’argent public, à mettre en place un culte de la personnalité, une idolâtrie d’Etat pour son père le dictateur Park Jung-Hee, avec statues, musée, spectacle et manuel d’Histoire négationniste d’Etat  : glorification du père dictateur, ancien collaborateur de l’occupation japonaise, gommage de la collaboration des « élites » dont les héritiers sont toujours au pouvoir, et gommage de la Résistance.

. Tandis que la dette de l’Etat atteint maintenant 1300 billions de wons(1 billion d’euros) plus d’un million de salariés n’ont pas reçu leur salaire le mois dernier.

. Le Pouvoir a emprisonné des syndicalistes, coupables d’avoir résisté à une effrayante « réforme » du travail, et a condamné lors d’un procès le dirigeant d’une confédération syndicale à 5 ans de prison. Un paysan qui avec d’autres demande simplement la garantie par la Présidente du prix du riz, a été tué par jets acharnés de canon à eau chargée de chimie.

. Décision de l’installation brutalement imposée de missiles longue-distance américains (THAAD).

. Accord entre la Corée et le Japon sur les femmes de réconfort, qui accorde le pardon absolu et définitif au Japon sans qu’il ait à reconnaître ce crime d’Etat.

. Fermeture brutale autoritaire du complexe industriel de Kaesung, qui était le fruit d’une collaboration réussie entre les deux Corées etc…

Pendant ces 4 années sous Park Geun-Hye, on ne voit qu’une longue série de décisions qui provoquent chez les citoyens une immense stupéfaction et la prise de conscience de la nécessité de plus en plus urgente de la résistance.

Il y a à peine 15 jours, nous ont été révélées de stupéfiantes nouvelles en cascade. Park Geun-hye est en permanence sous l’emprise d’une conseillère occulte, Choi Soon-sil, qui a profité de son ascendant pour le rançonnement d’entreprises et autres exactions financières. La Présidente lui a donné accès à des documents confidentiels, l’a laissé « corriger » ses discours et s’est conformée à ses « conseils » dans la conduite des affaires de l’Etat. Cette relation entre Park et Choi dure depuis plus de 40 ans, depuis le temps du père de Mme.Choi, le gourou d’une secte, Choi Tae-Min, qui a capturé Park Geun-hye spirituellement et physiquement pendant deux décennies, jusqu’à sa mort. Park Geun-hye est la première responsable de toutes ces turpitudes. Mais le parti Saenuri qui a choisi Park Geun-hye pour conquérir le sommet du pouvoir, et les procureurs qui se montrent sans faillir les chiens de garde de ce pouvoir, partagent cette responsabilité.

Aujourd’hui, 95% des Coréens exigent la démission de Mme Park. Fait remarquable, nos jeunes gens, nos adolescents parlent de révolution civile. Ils ont tous vu, depuis au moins 4 ans, qu’il n’y a nulle place dans la société coréenne pour la justice et que le mépris des lois et de la dignité triomphe, que l’argent corrupteur est partout le maître du jeu. Ils ont compris qu’il ne sert à rien de travailler dans cette société. Les « élites » baignent dans de multiples corruptions infinies, mais au-delà ce sont tous les secteurs de la société, médias, écoles, universités, entreprises, et jusqu’aux religieux et aux médecins, qui participent à une corruption généralisée, en oubliant vocation, devoir, dignité.

A ce stade, nous pouvons dire que la responsabilité de l’état misérable de notre société incombe aussi à la plupart des adultes, qui vivent selon les impératifs sociaux de l’époque féodale : « ordre-obéissance ». Pour sortir de ce terrible système qui nous a conduits aux ravages actuels, nous avons besoin de la révolution : révolution de l’esprit, révolution des relations sociales, révolution de la vie quotidienne. Il a suffi que certains média se mettent à faire leur travail, dire la vérité au monde, pour que se réveillent notre soif de justice et notre courage pour construire une véritable démocratie.

Pour en finir avec l’enfer qu’est devenue la société coréenne, pour construire une société où les enfants seront heureux, où les jeunes pourront travailler avec la conviction d’être utiles, où les personnes âgées seront respectées, pour aller vers la révolution civile, nous allons marcher avec tous les Coréens. Il n’y a de pouvoir oppressif que s’il y a servitude volontaire de ses victimes. Pour ne plus être à genoux devant le pouvoir, nous les Coréens de Paris, nous marcherons avec tous les Coréens du monde jusqu’au moment où Park  Geun-Hye et ses complices disparaîtront du paysage.

Ce que les Coréens de Paris demandent :

  1. Démission immédiate de Park Geun-Hye
  2. Démission de tous les membres de son gouvernement.
  3. Dissolution du Parti Saenuri.
  4. Constitution d’une commission intégrant tous les autres partis politiques et les associations civiles de citoyens démocrates,  afin de choisir des enquêteurs responsables et intègres pour mener une enquête sur Park Geun-Hye, ses collaborateurs, et ses complices.
  5. Réformer la justice par la refonte en profondeur de la fonction de procureur.

12 Novembre 2016

Les Coréens de Paris pour la démission de Park Geun-Hye

박근혜 퇴진을 명하는 파리 한인 시국선언문

3년전 11월, 우리 파리의 한인들은 바로 여기, 인권광장에서 « 박근혜는 대한민국의 합법적인 대통령이 아님 »을 말한 바 있습니다. 국정원이 개입한 대규모 부정선거로 대통령이 당선되었지만, 선거부정을 수사하려던 검사들은 자리를 떠나야 했고, 부정한 방법으로 권력을 얻은 박근혜는 이후 대한민국을 하루 하루 더 깊은 절망의 수렁으로 몰고 갔습니다.

304명의 어린 생명들이 국민들이 지켜보는 가운데 수장되었지만, 그 시간 대통령은 사라졌고, 해경은 아무도 구하지 않았으며, 세월호 참사의 진실은 여전히 밝혀지지 않았습니다. 박근혜는 독재자 아버지의 우상화 작업에 2천억원을 쏟았으며, 일제에 충성한 그의 아버지의 어두운 과거와 친일파의 행각을 미화하고, 독립운동의 역사를 폄하하는 내용의 국정 역사교과서를 발행하였습니다. 그 사이 국가 경제는 도탄에 빠졌습니다. 국가 부채는 1300조로 늘어났고, 채불 노동자의 수는 100만명을 넘어섰습니다. 노동악법을 강행한 정부에 저항한 노동자들을 구속하고, 노동자의 대표인 한상균에겐 5년형을 선고했습니다. 대통령이 공약한 추곡수매가 인상 약속을 지킬것을 요구하는 농민을 물대포 가격으로 사망에 이르게 하였습니다. 갑작스런 한반도 사드 배치, 국가적 범죄였음을 인정하기를 끝내 거부하는 일본 정부에게 영원히 면죄부를 주고자 한 한일위안부 협정, 남북협력의 성공적 사례였던 개성공단 폐쇄 등…마치 이 나라를 망치기로 작정한 사람처럼 시민들의 격렬한 반대를 불러일으키는 일련의 일들을 강행하는 것으로 박근혜의 4년은 흘러갔습니다.

그리고, 최근 언론보도를 통해, 우리는 경악스런 일련의 소식을 접했습니다. 박근혜가 그 어떤 공직도 갖지 않은 한 민간인 최순실의 영향하에 철저히 살아왔으며, 최순실은 그러한 상황을 이용하여, 기업들로부터 돈을 갈취해왔다는 사실이 그것입니다. 게다가 국가 기밀서류들을 지속적으로 접해 왔으며, 자신의 연설문을 손질하게 하고, 외교, 안보 등에 걸친 중요한 국가적 결정에 그녀의 의견을 따라왔다는 것입니다. 최순실은 사이비 종교의 지도자이며, 박근혜의 몸과 마음을 사로잡아온 그의 아버지 최태민의 뒤를 이어 무려 40여년 동안 박근혜를 조종해 왔습니다. 이 모든 국정농단 사태의 책임은 박근혜와 집권 여당, 그리고 법의 정신을 망각하고, 권력의 시녀 노릇을 자임해 온 검찰에게 있습니다.

지금 95%의 국민은 박근혜를 지지하지 않으며 박근혜의 사퇴를 요구하고 있습니다. 거기서 한 발 더 나아가, 우리의 청소년들은 시민혁명을 이뤄내자 말합니다. 이들은 지난 4년 동안 우리 사회의 그 어느 구석에서도 정의와 원칙이 작동하지 않는 것을 똑똑히 보았기 때문입니다. 이런 사회에서 공부해봤자 아무 소용이 없다는 것을 이들은 알았습니다. 사회 상층부가 부패와 부정에 빠져있는 동안 사회의 모든 구석이 썩어가는 것을 아이들은 보았습니다. 언론도, 학교도, 기업도, 심지어는 종교도 의사들도 그 누구도 자신의 소명을 다하지 않고, 오직 권력에 기생하는 길만을 찾으며 불의에 협력했습니다.

대한민국을 도탄에 빠뜨린 책임은 상명하복의 봉건적 질서를 끌어안고 살아온 모든 기성세대에게도 있습니다. 이 끔찍한 사회를 바꿔내기 위해 우리에게 의식의 혁명, 관계의 혁명, 삶의 혁명이 필요합니다. 일부 언론이 자신의 소명을 다하며 두려움없이 진실을 세상에 전하는 것으로 우리 안에 잠들어 있던 정의에 대한 감각, 민주주의 회복을 위한 용기가 들끓기 시작했습니다. 더 이상 헬조선이 된 이 나라를 방치하지 않기 위해, 아이들이 행복하고, 청년이 기쁘게 일하며, 노인들이 존경받는 사회를 만들기 위해, 함께 시민혁명의 시대로 나아가는 대한민국에 저희도 함께 하겠습니다. 자발적으로 복종하는 자들 위에 군림하지 않을 권력은 없습니다. 다시는 아무도 권력 앞에 무릎 꿇지 않는 세상을 만들기 위해, 이 모든 것의 책임자인 박근혜가 물러나는 그 날까지 파리의 한인들도 함께 하겠습니다.

우리의 5가지 요구

  1. 박근혜는 부정하게 취득한 대통령의 직위에서 즉각 물러나라.

  2. 박근혜와 함께 국정 파탄의 책임을 가진 현 내각은 총사퇴하라.

  3. 박근혜의 동업자 새누리당은 즉각 해산하라.

  4. 야당과 시민사회단체 중심으로 시국회의를 구성하고, 거기서 임명한 특검을 통해 박근혜와 그 정권의 부역자를 수사하라.

  5. 현 검찰을 해체하고, 대규모 검찰개혁을 통해 새 검찰을 구성하라.

Derrière le naufrage solitaire d’une Présidente autoritaire

Plus la crise politique suscitée par les révélations de l’affaire Choi Soon-sil s’approfondit, plus le monde entier découvre, ébahi, la dérive solitaire d’une Présidente autoritaire : alors que Mme Choi, une chamane mystique et corrompue qui a été la Raspoutine de Mme Park Geun-hye pendant quarante ans, doit répondre de ses actes devant la justice après avoir tenté de s’échapper en Allemagne, la Présidente sud-coréenne multiplie les manoeuvres pour échapper à une démission qu’exige un nombre toujours croissant de Sud-Coréens en colère.

choi-soon-sil-et-park-geun-hyeCelle qui avait refusé d’accepter sa défaite aux législatives du 13 avril 2016 nommerait soudain un Premier ministre, Kim Byong-joon, issu de l’opposition, et s’apprêterait à lui laisser la conduite des affaires intérieures, elle-même se réservant la diplomatie et la défense ? La ficelle est énorme : non seulement l’opposition n’a en aucun cas été associée au choix du Premier ministre putatif (qui ne sera donc pas investi), mais le très opportuniste Kim Byong-joon sera l’obligé de Mme Park, qui pourra continuer de gouverner à sa guise – tout en conservant l’essentiel de ses attributions régaliennes.

La manoeuvre présente les apparences de la cohabitation à la française, mais les apparences seulement : un monarque ne cohabite pas avec les laquais qu’il nomme et répudie à sa guise.

Pur produit de la dictature sud-coréenne de son père, Mme Park Geun-hye en a hérité les méthodes et les principes. Sauf que ses déclarations récentes formulées dans l’espoir de se faire réélire indéfiniment (à l’instar de son dictateur de père), en tenant d’abroger la règle constitutionnelle de non-réélection immédiate du chef de l’Etat sortant, ont fait long feu, quand a éclaté la bombe du scandale Choi Soon-sil : les décisions du gouvernement et de l’administration disparaissaient derrière les visions d’un gourou qui, pour reprendre les termes d’un télégramme diplomatique américain révélé par WikiLeaks, contrôlait le corps et l’esprit de Mme Park Geun-hye. Et cette dernière prétendrait être apte à diriger les affaires étrangères et la défense de la douzième économie mondiale ?

Mme Park Geun-hye et sa clique ont interdit d’expression et emprisonné les opposants politiques et syndicaux dans le cadre de procès truqués, bâillonné les médias indépendants, censuré la création artistique : il est temps que la marionnette cesse ses pantomimes, maintenant que la marionnettiste a été mise hors d’état de nuire.