Disparition de Park Hyeong-gyu, figure du combat pour la démocratie en Corée

Le 18 août 2016 le Révérend Park Hyeong-gyu est disparu, à l’âge de 93 ans. Le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) rend hommage à l’une des figures éminentes du combat pour la démocratie et les droits de l’homme au Sud de la péninsule coréenne, en mentionnant quelques grands traits de son action telle qu’elle a été rappelée par Lee Kim-woo, du quotidien Hankyoreh.

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Park était né à Masan, dans le Gyeongsang du Sud. Il avait été diplôme en philosophie de l’Université de Pusan, avant de poursuivre ses études en théologie à Tokyo et aux Etats-Unis, où il avait été diplômé en 1959 et en 1963. La révolution étudiante de 1960 a joué un rôle fondamental dans son engagement pour les libertés démocratiques en Corée du Sud : lors de la journée du 19 avril 1960, alors qu’il revenait d’une cérémonie religieuse il a été entendu les coups de feu de l’armée et vu les jeunes révolutionnaires en sang. Il devait ensuite devenir l’un des critiques l’un des plus déterminés du général-président Park Chung-hee, père de l’actuelle Présidente Park Geun-hye, en s’opposant dès 1964 à la normalisation des relations entre le Japon et la République de Corée (du Sud).

Celui qui a été pasteur à la Seoul Cheil Evangelical Holiness Church entre 1971 et 1992, Président de la commission des droits de l’homme du Conseil national des églises de Corée, Président de la Fondation coréenne pour la Démocratie et Président de la Fondation pour la Paix, a été plusieurs à de multiples reprises touché par la répression.

En 1983, l’église du pasteur Park a été fermée et les prêches ont eu lieu dans la rue pendant six ans : Park Hyeong-gyu a été placé en détention pendant 60 heures et a reçu des menaces de mort en prison.

Après avoir critiqué le régime Park Chung-hee lors d’une cérémonie en avril 1973, Park Hyeong-gyu a été condamné à deux ans de prison pour rébellion, puis condamné à nouveau à 15 ans de prison en avril 1974 pour complot. En 1975, l’attaque judiciaire ourdie par les autorités sud-coréennes a porté sur de prétendus détournements de fonds, et en 1976 a eu lieu l’accusation suprême en tentant de faire passer le Révérend Park pour un agent communiste infiltré dans l’église, mais la manoeuvre, grossière, a échoué. En 1977, il a été à nouveau condamné à 5 ans de prison suite à une manifestation du Conseil de la jeunesse de l’Eglise presbytérienne de Jeonju, avant d’être libéré en 1979.

Sur le plan religieux, il avait participé au renouveau évangélique en Corée, en insistant sur la mission d’assistance aux pauvres et le salut du monde entier comme étant de création divine, y compris aux plans politiques, économiques et sociaux. Il s’agissait d’élaborer une version coréenne du christianisme, et non de réaliser l’objectif abstrait d’évangélisation de la Corée.

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