Bilan de la répression des manifestations du 14 novembre 2015 : 51 arrestations, 29 blessés (dont 1 grave)

Le 14 novembre 2015 des manifestations considérées comme les plus importantes qu’ait connues la République de Corée (Corée du Sud) depuis 2008 ont eu lieu à Séoul, à l’appel de l’Association coréenne des syndicats (KCTU) et d’une cinquantaine d’autres organisations : elles ont rassemblé de 68.000 à 130.000 participants, selon que l’on retient les statistiques de la police ou des organisateurs, ces derniers unis contre les projets de réformes économiques néolibérales et l’instauration de manuels d’Etat d’histoire qui répondraient aux attentes révisionnistes des conservateurs au pouvoir à Séoul.

Seoul 14 nov 2015Comme le pouvoir en avait exprimé la menace, la répression a été particulièrement violente – alors que les autorités sud-coréennes cherchent à créer un climat d’agitation politique et sociale qui leur permettraient de remporter les élections législatives prévues au printemps prochain. Selon la police de Séoul, 51 manifestants auraient été arrêtés (dont 49 ayant fait l’objet de recherches) et 29 blessés, dont l’un grièvement – un paysan dont le nom de famille est Baek, qui souffre d’hémorragie cérébrale.

Les tentatives de policiers en civil d’arrêter le leader de la KCTU Han Sang-gyun, sur la base d’accusations largement fabriquées par le pouvoir judiciaire (une pseudo-organisation de rassemblement illégal… le 1er mai 2015),  ont tourné court, ce dernier étant parvenu à s’échapper après avoir été protégé par les syndicalistes de la KCTU.

Face à la répression politique et syndicale, le Comité international pour les libertés démocratiques en Corée du Sud (CILD) appelle à la cessation immédiate du harcèlement judiciaire et policier contre les militants sud-coréens pour la démocratie et les droits sociaux, et à la pleine garantie des libertés d’expression, de manifestation et syndicales.

Mise à jour le 22 novembre 2015 : ce week-end, un raid policier sans précédent a été opéré au siège de la KCTU : les objets et documents saisis s’inscrivent manifestement dans une volonté de criminaliser le mouvement syndical. Le CILD est pleinement solidaire des syndicalistes sud-coréens pourchassés.

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